Pour Bercy, la France ne devrait pas pâtir de la crise boursière

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La ministre de l'Economie s'est montrée confiante dans un entretien à BFM ce matin, en déclarant que la France ne devrait pas être touchée par les secousses des bourses internationales. "Je n'exclus pas du tout que sur le marché américain en particulier, un certain nombre de maisons, de fonds, se trouvent en difficulté. Mais c'est assez classique de l'économie américaine", a-t-elle expliqué. Pour Christine Lagarde, cette crise est avant tout locale.La ministre s'est par ailleurs refusée à revoir à la baisse les prévisions de croissance du gouvernement de 2.25 % en 2007. Elle a par ailleurs insisté sur le fait que "tous les calibrages de budget ont été faits sur la base de 2,25 %" et non de 2,5 % comme cela a pu être avancé. Elle demeure cependant prudente : "Est-ce qu'on va atteindre les 2,25 aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que pour les atteindre, on doit avoir des objectifs extrêmement ambitieux pour les troisième et quatrième trimestres", a-t-elle ajouté en évoquant un chiffre de 0,8% pour chacun des trimestres.Confiante sur un des moteurs essentiels à la croissance, la consommation, la ministre de l'Economie a insisté sur le fait que l'investissement, autre pilier essentiel d'une hausse du PIB, ne devait pas être entravé par un resserrement des prêts bancaires. "Nous devons engager un dialogue avec les banques pour qu'elles ne profitent pas de la situation de crise financière dans laquelle nous sommes passés pour durcir les conditions d'octroi du crédit", a-t-elle déclaré.Ces questions sont examinées ce lundi matin à l'Elysée en présence du Président de la République et Premier ministre, lors de la réunion ministérielle consacrée au "pouvoir d'achat, la croissance et la situation économique et financière".

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