OMC : la négociation de la dernière chance

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Nouvelle tentative pour le cycle de négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pascal Lamy a convoqué une trentaine de ministre lundi 21 juillet à Genève pour tenter de boucler le cycle de négociation de Doha, ouvert depuis plus de six ans. Le directeur général de l'OMC a choisi de "brusquer les choses" pour parvenir enfin à un accord sur la libéralisation du commerce mondial.

La semaine prochaine, Pascal Lamy, le directeur général de l'OMC, joue son va-tout. Il va tenter de conclure les négociations du cycle de Doha, ouvert en novembre 2001. Le projet d'accord de libéralisation du commerce mondial concentre principalement son attention sur les subventions et les droits de douanes agricoles. Mais il concerne également les produits industriels.

A partir de lundi 21 juillet, une trentaine de ministres réunis à Genève va se mettre à la table des négociations une nouvelle fois. Pour Pascal Lamy, il s'agit presque d'une opération de la dernière chance. Il estime qu'un échec ferait tomber les chances de conclure un jour le cycle de Doha "à beaucoup moins de 50%". La possible arrivée d'un gouvernement démocrate aux Etats-Unis lui fait craindre que "la fenêtre d'opportunité" pour un accord ne se referme.

Car les négociations en cours concernent un sujet particulièrement sensible pour les pays développés: la réduction des subventions agricoles. D'après les pays "du Sud" ces aides sapent la compétitivité de leur produit sur le marché mondial.

Les plus gros pourvoyeurs de fonds devraient faire les plus gros efforts. D'après le projet à l'étude, l'Union européenne devra réduire ses subventions dans une proportion comprise entre 75 et 85% et faire revenir son plafond de 110,3 à 27,6 milliards d'euros. Le Japon et les Etats-Unis, eux, devraient abaisser leurs subventions de 66 et 73% respectivement.

Outre les subventions, les droits de douane sont dans le collimateur des grands exportateurs de produits agricoles que sont les Américains et les Brésiliens. Ceux-ci réclament une baisse moyenne de 54% de ces taxes dans les pays développés, en particulier dans l'Union européenne et au Japon.

En échange de ces concessions agricoles, les pays riches exigent que le Sud ouvre davantage son marché à leur produits industriels. D'après le projet actuel, une trentaine de pays en développement réduiraient leurs droits de douane selon un coefficient compris entre 19et 26.

Ce projet répond à la thèse d'une "concurrence loyale" entre le Nord et le Sud soutenue par Pascal Lamy. Mais les négociations risquent d'être particulièrement serrées, aucun des protagonistes ne semblant enclin au compromis.

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