Les cours du pétrole poursuivent leur chute

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Le prix du baril est repassé sous les 110 dollars à New York alors que l'ouragan Gustav n'a pas fait de gros dégâts en Louisiane et que l'euro est repassé temporairement sous 1,45 dollar.

Le cours du baril de pétrole, au plus bas depuis quatre mois, ont de nouveau chuté ce mardi alors que le cyclone Gustav a frappé moins fortement que prévu les Etats-Unis et a été rétrogradé en tempête tropicale, de catégorie 1 sur une échelle qui en compte cinq.

Les premières constatations des compagnies pétrolières sur leurs plateformes offshore semblaient plutôt rassurantes. Le passage de Gustav n'aura finalement causé que très peu de casse, comparé aux dégâts dévastateurs provoqués par Katrina en 2005: plateformes pétrolières déplacées, pipelines endommagées, raffineries inondées.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en octobre est ainsi passé temporairement sous la barre des 107 dollars. Il a finalement clôturé à 109,71 dollars, en baisse de 5,75 dollars par rapport à son cours de clôture de vendredi.

De son côté, le prix du baril de Brent de la mer du nord était repassé hier sous le seuil des 110 dollars pour la première fois depuis le 2 mai. Il s'est rapproché en séance des 104 dollars avant de remonter autour des 109 dollars.

Et certains experts voient les cours du pétrole descendre encore vers les 100 dollars après l'affaiblissement de Gustav. Loin du record du 11 juillet dernier à 147,27 dollars à New York.

Cette tendance baissière est également alimentée par le regain du dollar face à l'euro, dans l'attente du conseil des Gouverneurs de la Banque centrale européenne ce jeudi. Le billet vert a par ailleurs profité des nouvelles prévisions de croissance de l'OCDE, qui table sur une augmentation de 1,8% du Produit intérieur brut (PIB) américain, contre 1,2% auparavant. La monnaie européenne est ainsi retombée temporairement sous la barre de 1,45 dollar, au plus bas depuis le 8 février.

Enfin, les marchés sont également rassurés par des déclarations venues de Libye selon lesquelles l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se dirige vers un maintien de sa production, à l'issue de sa réunion du 9 septembre à Vienne. "Nous ne ferons probablement rien", a ainsi indiqué ce lundi le président de la compagnie pétrolière nationale libyenne, Choukri Ghanem. Les ministres de l'Energie du Venezuela, Rafael Ramírez, et de l'Equateur, Galo Chiriboga, avaient déjà fait savoir vendredi qu'ils étaient pour le maintien de la production.

Reste à savoir si l'annonce cette semaine des stocks hebdomadaires de pétrole aux Etats-Unis viendra confirmer cette tendance à la baisse des prix du brut ou au contraire relancera la spéculation.

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