Telecom Italia progresse après l'annonce de son plan de restructuration

Afin de restaurer la confiance des investisseurs, l'opérateur télécoms italien annonce la suppression de 5.000 emplois d'ici 2010 et espère réduire ses coûts d'exploitation de 40% d'ici 2015. Des mesures qui ont bien été perçues par le marché : le titre Telecom Italia a progressé de plus de 4%.

Belle séance ce jeudi à la Bourse de Milan pour Telecom Italia, dont le plan de restructuration annoncé mercredi a séduit les investisseurs. Le titre a progressé de 4,16% à 1,45 euro.

L'opérateur historique italien a annoncé son intention de supprimer 5.000 postes d'ici 2010, une mesure qui augmentera les coûts de l'opérateur télécoms italien cette année mais qui doit lui permettre d'économiser 300 millions d'euros annuellement une fois qu'elle aura été menée à son terme.

Dans un communiqué, le groupe prévoit ainsi de consacrer 350 millions d'euros à ces mesures cette année, soit 250 millions de plus que l'enveloppe de 100 millions initialement annoncée en mars.

Par ailleurs, pour compenser des revenus qui stagnent, Telecom Italia a décidé de se serrer la ceinture. L'opérateur compte réduire ses coûts d'exploitation de 40% d'ici 2015. C'est ce qu'a annoncé l'administrateur délégué du groupe, Franco Bernabè, au Financial Times mercredi. Dans le détail, l'opérateur télécoms vise une réduction de 40% de ses coûts de gestion du réseau fixe et mobile, qui s'élèvent actuellement à 2 milliards d'euros, et de 40% de ses coûts de marketing, qui sont d'un montant équivalent, a-t-il expliqué. De telles économies sont possibles grâce à la mise en place de réseaux de fibre optique de nouvelle génération qui nécessitent moins de maintenance, a expliqué l'administrateur.

En parallèle, Telecom Italia discute avec des fonds d'investissement et des fonds souverains de la possibilité de s'associer dans l'achat et la gestion d'actifs dans les télécoms à l'étranger, tout en excluant toute acquisition majeure. "Nous pourrions épauler des fonds d'investissement ou des fonds souverains pour qu'ils gèrent plus efficacement leurs activités à l'étranger", a-t-il estimé.

Telecom Italia ploie sous une forte dette, qui s'élevait fin mars à 35,4 milliards d'euros, lui interdisant toute acquisition. Or, pour l'instant, son développement hors d'Italie se limite essentiellement à l'Argentine et au Brésil. Quant à son marché domestique, le groupe est confronté à une stagnation de son activité depuis plusieurs années avec comme corolaire une baisse de ses marges.

L'annonce de ces suppressions d'emplois et réduction de coûts est bien perçue par les analystes du secteur. Deutsche Bank a ainsi relevé ses prévisions de bénéfice par action de 1,6% et 2,4% par an pour 2009 et 2010 en raison des économies prévues et estime que de nouvelles réductions de coûts sont possibles.

JPMorgan se montre toutefois moins optimiste sur l'effet des réductions de postes avec une amélioration attendue de l'excédent brut d'exploitation de 1,5% en 2010 qui restera cependant "inférieure aux prévisions de l'entreprise".

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