Les consommateurs américains reprennent confiance

En août, la confiance des consommateurs a nettement rebondi. Cependant, il est "toujours trop tôt pour dire si le pire est passé", tempère le Conference Board. Selon l'indice S&P/Case-Shiller, les prix des logements ont enregistré une baisse record en juin, accusant un recul de 15,9% sur un an dans les vingt plus grandes agglomérations du pays. Les ventes de logements neufs ont progressé de 2,4% en juillet, moins qu'attendu par les experts.

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Eclaircie outre-Atlantique ? La confiance des consommateurs américains s'est nettement rétablie en août, avec un indice à 56,9 points contre 51,9 points en juillet, les ménages jugeant leurs perspectives avec plus d'optimisme, a indiqué ce mardi l'institut de conjoncture privé Conference Board. Ce chiffre est largement supérieur aux attentes des analystes, qui tablaient sur 53 points.

Le jugement porté par les consommateurs sur leur situation actuelle a reculé à 63,2 points en août contre 65,8 points en juillet. En revanche, celui mesurant les attentes a décollé à 52,8 points contre 42,7 le mois précédent. "La lecture des chiffres suggère que l'économie reste bloquée au point mort, mais pourrait montrer des signes d'amélioration l'année prochaine", a commenté Lynn Franco, chargée des études sur les consommateurs au Conference Board, citée par l'AFP.

Elle a cependant souligné que globalement, les statistiques restaient "particulièrement faibles par rapport aux niveaux passés" et qu'il était "toujours trop tôt pour dire si le pire est passé". En août 2007, l'indice de confiance était à 105,6 points.

Les ménages américains étaient 32% à juger "difficile" de trouver du travail en août (contre 30,2% en juillet), contre 13,1% qui pensent que les emplois sont nombreux. Dans les six mois à venir, 30,6% prévoyaient une baisse des embauches (37,3% le mois précédent), contre 10,5% d'un avis contraire.

Sur les conditions économiques, 13,4% les trouvaient "bonnes" (13,2% en juillet), contre 33,2% les jugeant "mauvaises" (contre 32,6%). Pour les six mois à venir, 11,9% tablent sur une amélioration de la situation économique (9,2% en juin) et 25,8% sur une détérioration (contre 32,4%).

Par ailleurs, la situation de l'immobilier était toujours sévèrement déprimée au début de l'été. Les ventes de logements neufs ont progressé de 2,4% en juillet par rapport à juin aux Etats-Unis, pour s'établir à 515.000 unités (en rythme annuel), a annoncé ce mardi le département du Commerce. C'est cependant moins que le consensus des analystes qui tablaient sur 525.000 ventes.

En effet, les chiffres de juin ont été révisés en nette baisse à 503.000 au lieu de 530.000 annoncés initialement. C'était le niveau d'activité le plus bas enregistré depuis septembre 1991, lors de la précédente crise de l'immobilier.

De leur côté, les prix des logements ont enregistré une baisse record en juin, accusant un recul de 15,9% sur un an, selon l'indice S&P/Case-Shiller mesurant les prix dans les vingt plus grandes agglomérations américaines, publié ce mardi. C'est le 18ème mois de baisse consécutif pour cet indice.

L'indice des prix dans les dix plus grosses villes a encore plus reculé, chutant de 17% sur un an. C'est là aussi une baisse record, mais le rythme de la baisse a tendance à ralentir.

Sur un mois, la baisse a atteint 0,5% dans les vingt principales agglomérations en juin et 0,6% dans les dix plus grosses.

"Même s'il n'y a pas de virage au niveau national dans les prix de l'immobilier, il est possible que nous voyions l'ébauche d'une reprise dans certaines régions ce qui a débouché sur une modération de la baisse des prix", a souligné David Blitzer, président du comité publiant l'indice chez S&P, cité par l'AFP. Ainsi huit villes ont réussi à afficher une hausse d'un mois sur l'autre en mai.

Pour le troisième mois consécutif, les prix ont baissé (sur un an) dans toutes les agglomérations sous revue, et le recul dépassé 20% dans plusieurs d'entre elles: Las Vegas, Los Angeles, Miami, Phoenix, San Diego, San Francisco et Tampa.

Selon un autre indicateur, les prix des logements ont vu leur baisse ralentir au deuxième trimestre aux Etats-Unis, reculant de 1,4% par rapport au trimestre précédent, a indiqué mardi le bureau de surveillance fédéral de l'immobilier américain (OFHEO). Les prix avaient reculé de 1,7% au premier trimestre. Ils enregistrent ainsi leur quatrième trimestre consécutif de baisse.

Sur un an, les prix ont baissé de 4,8%, après -3% au trimestre précédent, ce qui est le recul le plus marqué en dix-sept ans d'existence de l'indice, a précisé l'OFHEO. "Le durcissement des conditions d'attribution des crédits et le niveau relativement élevé des stocks ont conduit à de fortes baisses de prix au deuxième trimestre", a estimé James Lockhart, directeur de l'OFHEO, cité dans un communiqué.

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