Le déficit public français risque de s'aggraver

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Le président de la commission des finances du Sénat, Jean Arthuis, prédit une aggravation du déficit public suite à la révision à la baisse de la croissance française.

Par un effet quasi mécanique, la révision à la baisse de la croissance française, annoncée par le gouvernement en raison de l'impact de la crise financière, "aura forcément des répercussions au niveau du déficit public", a estimé aujourd'hui le président de la commission des Finances du Sénat Jean Arthuis (UDF, Mayenne).

Le projet de loi de finances prévoit pour 2008 un déficit public de 2,3% du PIB (produit intérieur brut), avec un budget fondé sur une hypothèse de croissance de 2,25%. Mais la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a admis la semaine dernière que le gouvernement allait revoir prochainement à la baisse sa prévision de croissance, déjà ramenée aux alentours de 2%.

"Toute diminution du niveau de croissance aura un impact tendant à aggraver le déficit, de façon non négligeable", a déclaré lors d'une conférence de presse Jean Arthuis. "Je n'imagine pas qu'une baisse de la croissance n'entraîne pas une baisse des recettes fiscales (...) Je ne vois pas comment on échapperait à un accroissement du déficit", a dit le sénateur UDF de la Mayenne, soulignant toutefois que l'impact de la crise financière sur les recettes budgétaires était encore impossible à évaluer.

Les dépenses, strictement plafonnées par la loi de finances, "sont sous contrôle, on l'a vu dans l'exécution 2007", a poursuivi Jean Arthuis, disant faire "confiance au gouvernement" pour éviter tout dérapage en la matière. Mais les risques que fait peser la crise économique internationale sur les rentrées fiscales sont plus préoccupants, estime-t-il.

Selon les prévisions de la loi de finances le déficit public (déficit de l'Etat, des collectivités locales et des organismes sociaux) devait atteindre 41,7 milliards d'euros fin 2008, soit 2,3% du produit intérieur brut (PIB). Il était de 2,4% du PIB en 2007 et 2,5% en 2006.

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