"Astérix aux jeux Olympiques" prêt à conquérir l'Europe

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Avec un budget record de 78 millions d'euros, "Astérix aux jeux Olympique" est le film le plus cher de l'histoire du cinéma français. En réunissant un casting exceptionnel et en s'assurant une diffusion dans quarante pays européens, il est calibré pour faire au moins aussi bien que ses deux prédécesseurs qui ont attiré 25 millions de spectateurs chacun, en France et à l'export.

L'épopée cinématographique "Astérix aux jeux Olympiques" sort aujourd'hui, le 30 janvier de l'année 2008 après JC, prête à déclencher un déluge de sesterces, à la hauteur de son budget record de 78 millions d'euros. Le film sera diffusé dans 5.000 cinematorium à travers toute la Gaule et l'Empire européen.

Il faut dire que les deux précédents opus ont mis la barre très haut, avec 25 millions d'entrées chacun. En 1998, Claude Zidi avait attiré 10 millions de spectateurs en France, et 15 millions dans le monde, avec "Astérix et Obélix contre César". En 2002, 14,5 millions de spectateurs se sont déplacés pour voir "Astérix et Obélix: mission Cléopâtre" en France. Mais le film a déçu par ses performances à l'export, avec 10 millions d'entrées seulement.

"Nous avons pensé, produit, "casté" et réalisé ce film pour qu'il s'exporte beaucoup mieux que le Chabat, qui a cartonné en France parce qu'on est très proche de l'univers des Nuls... mais allez traduire les blagues de Jamel Debbouze en allemand !", commente Emmanuel Montanat, un des responsables de La Petite Reine qui a produit "Astérix aux jeux Olympiques" avec Pathé, la société de Jérôme Seydoux.

Le film co-réalisé par Frédéric Forestier et Thomas Langmann vise 10 millions d'entrées en France pour 950 écrans, et sera aussi à l'affiche en Allemagne, Espagne, Belgique, Pays-Bas, Suisse, Grèce, Italie, dans les pays scandinaves, en Europe centrale et en Turquie. En Russie, le film sera diffusé sur 800 écrans !

Cette troisième adaptation des aventures du héros de bande dessinée, créé par Goscinny et Uderzo en 1959, est donc calibrée pour rencontrer le public autant en France qu'en Europe. Et pour y parvenir, elle mise sur un casting ciblé dont elle fait son principal atout.

On retrouve donc des "poids lourds" du cinéma français, avec Alain Delon dans le rôle de César, Gérard Depardieu plus vrai que nature en Obélix, mais aussi Clovis Cornillac, qui remplace Christian Clavier dans le rôle d'Astérix. Ils sont épaulés par Benoît Poelvoorde, Franck Dubosc, José Garcia, Elie Semoun...

Mais la distribution est surtout marquée par une forte internationalisation, pour séduire un public cosmopolite. On retrouve donc de vrais acteurs, comme l'espagnol Santiago Segura, l'allemand Michael Herbig, les italiens Paolo Kessisoglu et Luca Bizzarri, le canadien Stéphane Rousseau... Mais surtout, la production a mis des moyens dans le recrutement des sportifs les plus prestigieux: Michael Schumacher incarne un pilote de char du nom de "Schumix", le footballeur Zinédine Zidane prend le rôle de "Numérodix", la championne de tennis Amélie Mauresmo devient "Amélix", et "Tonus Parker" est interprété par le basketeur champion NBA, Tony Parker.

Un casting exceptionnel qui a un coût: plus de 10 millions d'euros. Et un budget record pour un film français, dont le tournage à Alicante dans le sud-est de l'Espagne a coûté 32 millions d'euros. A cela s'ajoutent 8 millions d'euros pour les décors et costumes, 7 millions pour les droits d'auteur, et une campagne publicitaire massive entamée depuis novembre.

Celle-ci est d'ailleurs élaborée autour d'un large réseau de partenariats noués avec des médias tels que TF1, Canal Plus et la radio RTL ainsi qu'avec l'opérateur téléphonique Orange, la chaîne de restauration rapide McDonald's, le groupe agroalimentaire Nestlé, le constructeur automobile Volkswagen et le groupe de distribution Intermarché. De quoi assurer un vrai marathon médiatique pour la promotion du film.

"Astérix aux jeux Olympiques" reprend ainsi tous les ingrédients des "blockbusters" hollywoodiens, et se trouve condamné au succès. Après un accueil mitigé des journalistes à l'occasion des premières diffusions fin décembre, la pression monte pour les producteurs Pathé et La Petite Reine. Verdict dès cette semaine.

Palmarès des cinq productions les plus chères du cinéma français
"Astérix aux jeux Olympiques" prend la tête du classement établi par CBO Box-office :
1) "Astérix aux jeux Olympiques" (de Thomas Langmann et Frédéric Forestier, 2008). Budget de 78,07 millions d'euros, 950 écrans en France
2) "Le Cinquième élément" (de Luc Besson, 1997). Budget de 75,21 millions d'euros, 530 écrans en France. Le film a fait 7,7 millions d'entrées
3) "Arthur et les Minimoys" (de Luc Besson, 2006). Budget de 65,20 millions d'euros, 956 écrans, 6,4 millions d'entrées.
4) "Jeanne d'Arc" (de Luc Besson, 1999). Budget de 59,46 millions d'euros, 591 écrans, 2,9 millions d'entrées.
5) "Deux Frères" (de Jean-Jacques Annaud, 2004). Budget de 57,86 millions d'euros, 780 écrans, 3,3 millions d'entrées.

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