L'OMC tente de sauver 7 ans de négociations pour réduire les barrières douanières

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Au centre des débats, les protections douanières que souhaitent maintenir les pays en voie de dévelopement. Un dossier chaud, celui de la banane, est en passe de se régler. La Chine est revenu sur ses engagements dans l'agriculture.

L'Organisation mondiale du commerce (OMC) tente, ce dimanche 27 juillet, de trouver un compromis entre ses 153 pays membres pour sauver sept ans de négociations sur la réduction des barrières au commerce international. Les pays membres se réunissaient dimanche en petits groupes pour discuter de dossiers sensibles, qui vont de la banane au coton, avant, vers 19 heures, de se réunir à une trentaine pour une séance de synthèse.

Une réunion, hier samedi, a permis d'aplanir quelques divergences sur l'ouverture du marché des services. Une avancée a été trouvée sur les subventions agricoles et les droits de douane. Vendredi, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a soumis aux sept principales puissances commerciales (Etats-Unis, Union européenne, Brésil, Inde, Chine, Australie et Japon) une série de chiffres sur les deux chapitres-clés du cycle de Doha pour la libéralisation des échanges, l'agriculture et les produits industriels. Cette proposition a permis une percée inespérée dans les négociations commerciales.

Il reste notamment à régler la question du mécanisme de sauvegarde, une protection tarifaire souhaitée par des pays en développement en cas de flambée des importations d'un ou plusieurs produits agricoles. Le projet de M. Lamy stipule qu'un pays puisse augmenter ses droits de douane jusqu'à 15% au-dessus de ses niveaux actuels si la flambée d'importations dépasse 40%. L'Inde, l'Indonésie, la Turquie, les Philippines et des représentants du groupe africain jugent que ce seuil de 40% est trop élevé et les empêchera de déclencher le mécanisme de sauvegarde. A l'inverse, des exportateurs comme le Paraguay, l'Uruguay, le Costa Rica et le Chili ont indiqué qu'ils souhaitaient une utilisation la plus restrictive possible de ce mécanisme. En revanche, l'autre dossier chaud, celui de la banane, qui oppose l'Amérique latine à l'Europe, était en passe de se régler, ce dimanche après-midi.

Un autre dossier épineux devait être abordé, celui du coton, qui oppose les pays africains aux Etats-Unis et à l'Union européenne. Les principaux pays producteurs de coton d'Afrique de l'Ouest (Mali, Bénin, Burkina Faso et Tchad) demandent que les Etats industrialisés, essentiellement les Etats-Unis, abaissent leurs subventions, qui plombent selon eux les cours mondiaux et pénalisent le secteur dans les pays pauvres.

La Chine revient sur ses engagements

La Chine a averti ses partenaires de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) qu'elle n'ouvrirait pas son marché à trois produits agricoles importants, indique ce dimanche 28 juillet, un diplomate à l'AFP. Les représentants chinois ont averti qu'ils entendaient protéger leur production de riz, de coton et de sucre. "La Chine est devenue un problème majeur. Elle revient sur beaucoup de ses engagements", a commenté ce diplomate, solus couvert d'anonymat. Selon le diplomate, la Chine a par ailleurs averti qu'elle ne participerait à aucune négociation sectorielle dans le domaine des produits industriels.

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