Bolloré cède 2,05% de Vallourec avec un gain de 213 millions d'euros
La Tribune
La Tribune
Bolloré annonce ce mardi avoir cédé 2,05% de Vallourec pour 234 millions d'euros. L'homme d'affaires précise dans son communiqué ne détenir désormais que 1,92% du capital du numéro un mondial des tubes sans soudure en acier.
"Le Groupe Bolloré qui, comme déjà annoncé, avait couvert au second semestre 2006 une partie importante de sa participation dans Vallourec, a dénoué les ventes à terme optionnelles venant à échéance en janvier 2008", explique ainsi le groupe dans un communiqué.
Au passage Bolloré enregistre une coquette plus-value: l'opération représente une plus-value nette estimée à 213 millions d'euros, portant les gains dégagés depuis le début de son désengagement en 2005 à 1,4 milliard d'euros.
"Le groupe a donc franchi à la baisse, le 14 janvier 2008, le seuil de 5% des droits de vote de Vallourec et détient désormais 1,92% du capital. La quasi-totalité de cette participation est couverte par des ventes à terme optionnelles venant à échéance en mars 2008", indique encore Bolloré.
C'est fin 2006 que Bolloré avait scellé la vente de titres Vallourec "à terme", soit à un prix convenu, et en deux tranches, une en 2007 et l'autre en 2008. Ce mécanisme permet de se prémunir si les titres sont vendus au moment où le cours de Bourse baisse. Le groupe, qui a détenu jusqu'à 25% de Vallourec, a investi un total de 160 millions, avant de s'en retirer progressivement.
Rien que sur l'exercice 2006, une plus-value totale de 541 millions d'euros avait permis au groupe Bolloré de doubler son bénéfice net, à 583 millions. Ce désengagement progressif alimente les spéculations autour des intentions de Vincent Bolloré, qui oriente de plus en plus ses activités vers les médias et la publicité. La cession des 2,05% de Vallourec intervient au lendemain de l'annonce par Bolloré d'une nouvelle montée au capital d'Havas, dont Vincent Bolloré est le président. Il détient désormais 32,9%, se rapprochant ainsi du seuil de déclenchement d'une offre publique d'achat (OPA), fixé à 33,33%. Il est aussi le premier actionnaire de la société d'achat d'espace britannique Aegis, dont il détient près de 30%, ce qui alimente régulièrement des rumeurs sur un possible rapprochement des deux groupes de publicité. Mais Aegis ne veut pas de se rapprochement.
La Tribune
Nouveaux droits de douane : les États-Unis infléchissent leur offensive face à Bruxelles
« 2026 pourrait être la pire année depuis 2013 » : le pouvoir d'achat des Français va souffrir
« C’est le bon moment pour investir dans l'immobilier » : malgré la crise du logement, un nouveau fonds d'investissement se lance
Pêche : la transformation artisanale, une solution pour survivre ?