La dernière bataille d'Atos commence entre Layani, Kretinsky et les créanciers
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Quatre offres de reprise pour Atos
Stephane Mahe
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Quatre offres de reprise pour Atos
Stephane Mahe
Article publié le 6 mai à 7h22, dernière mise à jour à 17h35
La dernière bataille pour Atos commence. Elle devrait s'étaler tout au long du mois de mai. Alors que les offres de financement du groupe informatique en difficulté financière ont été déposées vendredi soir, la direction de l'ex-fleuron de la tech française entend trouver un accord avec l'un d'entre eux d'ici au 31 mai pour pouvoir finaliser l'opération d'ici à juillet. Une restructuration financière qui doit être « acceptable pour les créanciers financiers », précise-t-elle, alors que le groupe croule sous une dette colossale d'environ 5 milliards d'euros.
Aujourd'hui en procédure de conciliation, Atos a reçu quatre propositions, dont une, celle du fond américain Bain Capital, actionnaire du groupe français de services informatiques Inetum, a immédiatement été rejetée par le conseil d'administration et la conciliatrice Maître Hélène Bourbouloux au motif qu'elle « ne répondait pas aux objectifs déclarés de la société de prendre en compte l'ensemble de son périmètre. »
La bataille pour la prise de contrôle d'Atos va donc opposer la société française Onepoint - déjà actionnaire d'Atos à hauteur de 11% -, contrôlée par David Layani, en consortium avec Butler Industries à Equity Investment détenu par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky en partenariat avec le fonds Attestor. Avec pour arbitres les créanciers. Ces derniers ont déposé une offre commune (obligataires et banques) et, même s'ils se disent prêts à financer seuls le sauvetage d'Atos, ont vocation à s'allier in fine avec l'un des deux candidats.
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Acteurs cruciaux du dossier, les créanciers ont la capacité de mettre leur veto sur l'option retenue. Prêts à injecter immédiatement 1,2 milliard d'euros comme le demande la direction pour passer 2024 et 2025, ils sont ouverts par ailleurs à transformer une partie de leur dette à hauteur de 1,8 milliard d'euros en actions et à s'allier à l'un des repreneurs, dès lors que celui-ci présente un profil d'industriel, préserve l'intégrité d'Atos et n'envisage pas un effacement total ou quasi-total de la dette.