Après un jugement, la préfecture accède à la demande de logement d'une mère mal-logée
La Tribune
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La demande de logement de Namizata Fofana, 26 ans, mère de deux enfants hébergée en foyer, déposée dans le cadre de la loi sur le droit au logement (Dalo) était fondée. Elle a même été qualifiée de "prioritaire" et justifiant "l'attribution d'un logement en urgence" par la commission départementale de médiation de la Préfecture de Paris.
Selon la décision de la commission dont l'AFP (Agence France Presse) a obtenu une copie, cette mère de famille réunie deux des six critères requis pour être déclaré prioritaire: elle est "dépourvue de logement" et "hébergée ou logée temporairement". Son accueil dans un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) expire le 9 juin.
Pourtant, la même commission de médiation avait rejeté le 3 mars la demande de logement de Namizata Fofana, estimant à l'époque qu'elle n'était pas "urgente". Soutenue par l'association Droit au logement (Dal), la mère a saisi le tribunal administratif.
Le juge des référé du tribunal de Paris avait suspendu le 20 mai l'avis défavorable de la commission, estimant "que la situation de l'intéressée et de ses deux enfants (était) constitutive d'une urgence" et "qu'aucun intérêt public ne (s'opposait) à ce que cette urgence soit retenue". Le tribunal avait ordonné le réexamen du dossier dans un délai d'un mois.
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