Les prix alimentaires ont grimpé de 6,6% depuis septembre 2007, selon UFC-Que Choisir

Les enseignes de la grande distribution ont augmenté en moyenne leurs prix alimentaires de 6,6% entre septembre 2007 et mai 2008, selon une étude de l'association de défense des consommateurs UFC-Que Choisir.

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Les prix des produits alimentaires dans la grande distribution ont progressé de 6,6% entre septembre 2007 et mai 2008, selon une étude publiée par UFC-Que Choisir et basée sur 67.411 prix relevés dans 1.145 magasins. Sur le banc des accusés, Monoprix occupe la première position avec une hausse de 9,04% des prix pratiqués dans ses rayons.

Suivent Hyper U/Super U, Carrefour, Cora, Géant Casino et Auchan qui ont augmenté les prix des produits alimentaires au-delà de la hausse moyenne, à plus de 7%. Intermarché et Leclerc ont augmenté les prix en deçà de la moyenne, de respectivement 5,54% pour le premier et 5,82% pour le second. Enfin, les supermarchés Attac ont été les moins gourmands, avec une hausse de 4,04%.

Ces hausses de prix ont particulièrement concernés les marques de distributeurs (MDD), dont les prix ont grimpé de 7,7% depuis septembre 2007. Les prix des grandes marques sont montés en moyenne de "seulement" 5,5%, mais les MDD demeurent toutefois 24% moins chères que les produits des géants de l'industrie alimentaire.

L'Insee avait de son côté indiqué mi-août que l'alimentation a augmenté de 6,4% sur un an et de 0,1% par rapport à juin, pour une inflation globale de 3,6% sur un an, le plus haut niveau depuis dix-sept ans.

Les prix des produits alimentaires n'ont cessé d'augmenté depuis mi-2007 dans la grande distribution, une inflation en partie liée à la flambée des prix des matières premières agricoles.

Une loi adoptée fin 2007 et appliquée depuis mars 2008, qui donne une plus grande marge de manoeuvre aux distributeurs pour baisser les prix, n'a ainsi eu que peu d'effet sur les prix à la consommation.

Une nouvelle réforme, réclamée par les distributeurs et adoptée dans le cadre de la loi de modernisation de l'économie (LME) cet été, les autorise à négocier les tarifs de leurs fournisseurs, ce que les enseignes n'avaient pas le droit de faire depuis 1996.

Selon les experts, la hausse des prix est également liée à un manque de concurrence entre enseignes, en raison de conditions strictes d'ouvertures de nouveaux magasins de plus de 300 m2. La LME prévoit une plus grande liberté, puisque les magasins de moins de 1.000 m2 pourront ouvrir sans demander d'autorisation.

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