Après les grandes fortunes, comment Deutsche Bank parie sur les entreprises commerciales africaines
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Deutsche Bank continue de miser sur l'Afrique, y compris sur les marchés risqués.
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Deutsche Bank continue de miser sur l'Afrique, y compris sur les marchés risqués.
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Si Deutsche Bank prévoit des revenus globaux stables au premier trimestre 2026 en glissement annuel comme l’a signifié son PDG Christian Sewing, lors d’une conférence organisée par Morgan Stanley à Londres ce mardi, le géant bancaire allemand entend poursuivre son ancrage en Afrique. Il s’associe en effet à British International Investment (BII), l’agence britannique de financement du développement, pour lancer un programme de partage des risques de 150 millions de dollars, au bénéfice des entreprises commerciales dans les marchés africains jugés risqués et classés par les Nations Unies parmi les moins avancés, notamment l’Ethiopie, le Rwanda ou la Zambie. Objectif : faciliter l’accès à davantage de capitaux pour les entreprises importatrices de matières premières et de machines industrielles et dont les produits servent à alimenter les marchés locaux, afin de booster les flux commerciaux. « En combinant notre plateforme mondiale avec le mandat de développement et l'expertise régionale de BII, nous visons à dynamiser les échanges commerciaux sur le continent », a déclaré Anand Jha, responsable mondial du financement du commerce pour les institutions financières chez Deutsche Bank.
Le groupe bancaire allemand entend ainsi contribuer à relever un défi majeur pour le développement économique du continent africain : celui du financement du commerce, dont le gap est estimé à 100 milliards de dollars par an, selon la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). « Un accès élargi [au financement du commerce, ndlr] contribuera à bâtir un écosystème plus résilient et à libérer des opportunités économiques à travers l’Afrique », assure Ndaba Mpofu, responsable des services financiers, de la dette et du financement du commerce chez BII, saluant le partenariat avec Deutsche Bank.
Plusieurs fois sacrée meilleure banque d’investissement étrangère en Afrique par Euromoney ou Global Finance, le groupe basé à Francfort pose ainsi un nouveau pas après avoir amorcé en 2020 un tournant majeur de son développement en Afrique qu’il confiait exceptionnellement à deux de ses stratèges. L’année suivante, Deutsche Bank débauchait chez HSBC quatre seniors pour étoffer sa stratégie de gestion de fortune au Moyen-Orient et en Afrique et approfondir la couverture des ultra-riches, estimant que la région « offre une opportunité de croissance importante » sur cette activité. Depuis lors, il y a eu la création d’un bureau dédié en Afrique du Sud en 2023 pour tirer parti de la croissance de cette catégorie de consommateurs de services financiers. Selon le dernier rapport de Henley & Partners et New World Wealth sur la richesse en Afrique, la population des millionnaires africains qui s’est accrue ces dernières années poursuivra cette tendance pour bondir de 65% sur les dix prochaines années. Cette perspective a d’ailleurs poussé le britannique Barclays à reprendre, en 2022, les activités de gestion de fortune de Crédit Suisse dans neuf pays africains dont la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Nigeria ou encore Maurice.
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