Entre le Maroc et l’Espagne, une coopération qui se projette en Afrique et en Amérique
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol aux côtés du Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch
AFP
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol aux côtés du Premier ministre marocain, Aziz Akhannouch
AFP
« Les relations bilatérales connaissent […] leur phase la plus aboutie et la plus prometteuse ». C’est avec cette conviction que les gouvernements marocain et espagnol ont conclu, le 4 décembre à Madrid, la treizième réunion de haut niveau Maroc-Espagne, selon un document du ministère marocain des Affaires étrangères. Ils en veulent pour preuve « la maturité stratégique du lien entre les deux royaumes » et leur « volonté partagée » non seulement de renforcer leur partenariat, mais aussi de se projeter vers l’avenir.
Pedro Sanchez, président du gouvernement espagnol, a révélé l’objectif commun de « construire une relation plus globale et transversale » qui réponde aux défis actuels, notamment, l’intelligence artificielle (IA), la cybersécurité, les changements climatiques ou encore la transition énergétique. Aziz Akhannouch, Premier ministre marocain souligne, quant à lui, les convergences qui favoriseraient ce nouvel élan. « La complémentarité est manifeste avec l'Espagne, puissance économique en Europe et plateforme industrielle, tandis que le Maroc est un pôle commercial et un futur exportateur d'énergie » a-t-il déclaré avant d’ajouter : « nous avons là une occasion unique de transformer cette complémentarité en un accélérateur de ce partenariat naturel ».
Pour joindre la parole aux actes, les deux gouvernements ont signé quatorze nouveaux accords de coopération dans une dizaine de secteurs, de la diplomatie au sport, passant notamment par la justice, l’éducation ou la culture. Les protocoles économiques, quant à eux, concernent notamment les domaines de la fiscalité, de l’agriculture, de la pêche maritime et de l’industrie lourde.
Mais au-delà de cette implication réciproque sur les marchés respectifs, les deux pays se voient prolonger leur coopération économique au Sud du Sahara et de l’autre côté de l’Atlantique. C’est justement ce qui ressort du forum d’affaires organisé conjointement en marge de la réunion de haut niveau par les patronats marocain et espagnol avec la participation d’une centaine d’entreprises deux pays royaumes, l’occasion d’explorer les synergies potentielles notamment dans les domaines de l’énergie, des transports et de la logistique, au moment où le Maroc multiplie les projets dans le domaine. En plus de Tanger Med - premier port d’Afrique en termes de trafic de conteneurs- le royaume chérifien prépare en effet pour 2026, la mise en service de Nador West Med et pour 2029, celle de Dakhla Atlantique, un port qui devrait davantage ouvrir le commerce marocain sur l’Afrique de l’Ouest et l’Amérique. « Le Maroc a connu une profonde transformation qui offre des perspectives très intéressantes aux investisseurs internationaux, notamment espagnols », a déclaré Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), estimant que l’étape de Madrid devrait permettre « aux entreprises marocaines et espagnoles de s'intégrer ensemble sur de nouveaux marchés, en l'occurrence africains et latino-américains ».
Activités extractives : l'angolais Sonangol obtient près de 3 milliards d'euros auprès de prêteurs étrangers
Agriculture : le Nigéria s’attaque aux défis phytosanitaires liés à ses exportations
Stablecoins en dollars : la Banque du Ghana veut éviter de perdre la main sur sa monnaie
Dangote obtient plus de 500 millions d'euros pour son expansion dans les engrais