Rémunérations sous surveillance : Standard Bank échappe au vote sanction

Idriss Linge, Agence Ecofin

Standard Bank Group, premier groupe bancaire africain, détenu à 20% par le groupe chinois ICBC.
Photo DR

Idriss Linge, Agence Ecofin

Standard Bank Group, premier groupe bancaire africain, détenu à 20% par le groupe chinois ICBC.
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Standard Bank Group, premier groupe bancaire africain par actifs avec 3 600 milliards de rands au bilan fin 2025 (environ 178 milliards d’euros à fin décembre 2025), a obtenu un large soutien de ses actionnaires lors de son assemblée générale du 8 juin, selon un avis publié sur la Bourse de Johannesburg. La banque, dont le groupe chinois ICBC est devenu en 2007 l’actionnaire de référence en prenant 20% du capital, a obtenu 92,12% des voix sur sa politique de rémunération, un appui nettement supérieur au seuil de contestation de 25%.
Les actionnaires ont également approuvé à 93,76% le rapport de mise en œuvre de la rémunération, selon le même avis.
Standard Bank a indiqué que 1,28 milliard d’actions ordinaires avaient été votées, représentant 77,55% du capital émis, lors de l’assemblée tenue à Johannesburg. Le vote place Standard Bank dans une position plus confortable que celle de certains rivaux sud-africains, au moment où la rémunération des dirigeants devient un sujet de gouvernance de plus en plus contraignant. La banque a évité de donner un signal de défiance alors que les nouvelles règles transforment progressivement les votes sur les salaires en un enjeu juridique plutôt qu’en simple consultation.
L’Afrique du Sud a mis en vigueur le 22 mai des dispositions du Companies Amendment Act de 2024 qui renforcent les obligations de publication et d’approbation des politiques de rémunération, selon Baker McKenzie. Les sociétés publiques et entreprises d’Etat doivent désormais soumettre ces politiques aux actionnaires et publier davantage d’informations, y compris sur les écarts de rémunération.
Standard Bank a précisé que sa convocation avait été envoyée le 24 avril, avant l’entrée en vigueur des nouvelles dispositions. Ses résolutions sur la rémunération ont donc été présentées comme des votes consultatifs non contraignants, contrairement au régime applicable aux assemblées convoquées après le changement réglementaire, selon l’avis SENS.
Le contraste avec Absa a renforcé la portée du vote. Chez cette ex-filiale du groupe britannique Barclays, 43,37% des actionnaires votants se sont opposés au rapport de mise en œuvre de la rémunération et environ 11% à la politique de rémunération, selon les médias locaux.
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Standard Bank a, de son côté, confirmé les départs de plusieurs membres de son board. Les prochains signaux viendront des consultations de marché et des futures assemblées tenues sous le nouveau régime.
Idriss Linge, Agence Ecofin
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