« Notre approche sera davantage axée sur le partenariat » dit Sidi Ould Tah, président de la BAD
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Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement.
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Au cours des prochains mois, plusieurs milliards de dollars de financements seront progressivement mis à disposition de plusieurs pays et projets en Afrique, notamment à Madagascar, en Ouganda, au Nigeria ou encore dans le Fonds bleu pour le Bassin du Congo pour lequel la Banque africaine de développement (BAD) s’engage aux côtés des partenaires dont la Banque mondiale.
Annoncés lors des assemblées annuelles de Brazzaville, cette mobilisation financière en faveur du continent – à laquelle il faut associer l’injection de 125 millions de dollars dans ATIDI – est le reflet du nouveau souffle que veut insuffler, à l’institution financière multilatérale panafricaine, Sidi Ould Tah qui célébrait également à l’occasion son premier anniversaire en qualité de président de la BAD. « Ce qu’on aurait imaginé, c’est qu’il vienne à ses premières assemblées annuelles avec un nouveau staff », glisse un stratège international. Mais, non. « A mon arrivée, j’ai résisté à la tentation d’arriver avec des réponses toutes faites », confiait le leader mauritanien, ajoutant qu’il a « choisi d’écouter ».
Sidi Ould Tah s’inscrit donc dans la rupture vis-à-vis de son prédécesseur qui avait plutôt procédé à des remaniements rapides au sein de la structure dès son arrivée, non pas sans susciter des tensions. D’après lui, les réalités auxquelles font face l’Afrique et le monde aujourd’hui exigent d’« aller plus vite » et de « penser le développement autrement », a-t-il réitéré lors de la conférence de presse de clôture des assemblées à laquelle a participé La Tribune Afrique.
La montée en puissance du financement africain est considérée comme non négociable, à travers la nouvelle architecture financière africaine pour le développement (NAFAD) adopté à Abidjan en avril dernier et qui vise à mobiliser 400 milliards de dollars en faveur des infrastructures et de l’industrialisation des économies africaines, à travers notamment les fonds souverains et l’épargne. Une récente étude de l’Africa Finance Corporation (AFC) révèle que le continent dispose de plus 4 000 milliards de dollars détenus sous forme de réserves de capitaux domestiques non bancaires, d’actifs des régimes de retraite et d'assurance nationaux, de réserves des banques centrales et d’or, dont le continent pourrait se servir pour résorber ses divers gaps financiers.
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