Nouvelle secousse sur la dette privée : JP Morgan Chase appuie sur le frein
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Le banquier Jamie Dimon s'inquiète de la dette privée depuis plusieurs mois.
Reuters
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Le banquier Jamie Dimon s'inquiète de la dette privée depuis plusieurs mois.
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Le puissant patron de JP Morgan Chase, Jamie Dimon, a été parmi les premiers à tirer la sonnette d’alarme. Déjà en novembre dernier, il avait mis en garde contre les « cafards » cachés dans les placards. Rebelote en février où lors d’une présentation à New York, il fait un parallèle entre l’emballement actuel autour de l’IA et l’argent de la dette qui coule à flots sur des valorisations élevées et des effets de leviers avec la crise financière de 2007-2008. « Je suis très inquiet », avait-il avancé. Et il vient de joindre le geste à la parole.
Selon le Financial Times, JP Morgan commence à resserrer le robinet de crédit aux fonds de crédit privé, après avoir déprécié à la valeur de certaines garanties ou de prêts, notamment dans le secteur des logiciels. Si la banque réduit la valeur du collatéral, alors elle limite de facto le montant des crédits qu’elle est prête à accorder à des fonds de crédit privé.
C’est donc un nouveau signal inquiétant donc sur un marché du crédit privé très opaque, évalué à quelque 1 800 milliards de dollars. « Je suis préoccupé par la dette privée, même si nous sommes peu exposés », confiait ce mercredi Thomas Buberl, directeur général d’Axa, à quelques journalistes de l’Anja (association nationale des journalistes de l’assurance).
De fait, les craquements se multiplient ces dernières semaines, entretenant un climat de nervosité. Plusieurs grands fonds de dette privée sont en effet confrontés à des retraits de la part d’investisseurs institutionnels ou fortunés, eux-mêmes inquiets d’un éventuel resserrement du crédit bancaire ou d’un modèle d’affaires mis en danger par les progrès de l’IA. Selon l’agence Bloomberg, le fonds britannique Cliffwater, qui gère 33 milliards de dollars, devrait connaître des rachats de plus de 7 % de ses encours.
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