Pourquoi les « cafards » de la dette privée inquiètent Wall Street
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Les commentaires de Jamie Dimon, DG de JP Morgan, ont suscité beaucoup d’inquiétudes sur la dette privée.
Reuters
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Les commentaires de Jamie Dimon, DG de JP Morgan, ont suscité beaucoup d’inquiétudes sur la dette privée.
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Les inquiétudes sur la santé du crédit aux États-Unis alertent les bourses mondiales. Les marchés actions ont ouvert en nette baisse ce vendredi, en Europe comme en Asie. Une nouvelle séance négative s’annonce également à Wall Street, les investisseurs se concentrant sur ces créances douteuses des banques régionales américaines.
Mardi, Jamie Dimon avait mis en garde sur les « cafards » de la dette privée, un marché de 1 700 milliards de dollars. Les commentaires du directeur général de JP Morgan Chase, lors de la présentation des résultats du troisième trimestre, sur les faillites d’acteurs « low cost » de la filière automobile, le financeur Tricolor et le fournisseur de pièces détachés First Brands, avaient en effet des airs du « déjà-vu », rappelant fortement les alertes et craquements de l’avant crise des subprimes de 2008, notamment la faillite de deux fonds spéculatifs de Bear Stearns à l’été 2007.
« Quand vous voyez un cafard, il y en a probablement d’autres », avait ainsi lancé le patron de JP Morgan Chase aux analystes financiers. Traduction, ces deux dossiers annoncent probablement d’autres faillites d’entreprises, financées ou non par la dette privée.
Les faits lui ont d’ailleurs rapidement donné raison. Une petite banque régionale, Zions Bancorp, a annoncé 60 millions de dollars de provisions exceptionnelles sur deux dossiers non divulgués, en précisant toutefois qu’il s’agissait d’un événement isolé. Reste que, deux jours plus tôt, une banque de Phoenix, Western Alliance Bancorp, a annoncé déposer plainte sur un dossier de prêt. Au total, les actions des banques régionales ont nettement reculé en Bourse, malgré une saison de publication de résultats plutôt bonne jusqu’ici, preuve de la nervosité du marché.
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Il faut dire que Tricolor et First Brands sont des dossiers aux allures de subprimes. Tout d’abord, ce sont des acteurs qui s’adressent à des ménages fragiles avec de faibles scores de crédit (une pratique de notation courante aux États-Unis mais interdite en France), des millions d’Américains étranglés par le coût de la vie et la flambée du prix des automobiles.
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