Eiffage entre au CAC 40 : pourquoi le béton ne craint plus la crise du logement
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Le cours d’Eiffage a grimpé de plus de 40 % sur un an.
SAM/RC - REUTERS - SARAH MEYSSONNIER
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Le cours d’Eiffage a grimpé de plus de 40 % sur un an.
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Le CAC 40 fait la part belle au BTP. Après Bouygues, Eiffage intègre l’indice parisien ce matin en remplacement d’Edenred. Une consécration pour le géant de la construction, dont le chiffre d’affaires a bondi de 7,5 % au premier semestre 2025, tandis que son cours de Bourse s’envolait de 47 % sur l’année pour atteindre 120,80 euros ce lundi.
Cette performance détonne en pleine crise du logement. Moins de 10 000 habitations neuves ont été vendues au troisième trimestre, « du jamais-vu » selon les professionnels. Une disette que subit aussi Eiffage : dans sa branche construction, les revenus issus de l’immobilier ont plongé de 24,5 % au premier semestre 2025.
Mais il en faut plus pour inquiéter le major du BTP. « À la base, Eiffage était spécialisé dans la construction et la promotion immobilière, mais aujourd’hui le groupe n’a plus rien à voir », explique Thibaut François, président de Fastea Capital. Avant d’ajouter que « l’entreprise a un carnet de commandes pharaonique avec d’importants projets émanant d’entreprises et d’États partout en Europe. Ils sont moins touchés que d’autres constructeurs par la crise de l’immobilier neuf. »
Surtout, la construction ne représente dorénavant que 17 % des 23,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires qu’Eiffage a générés en 2024. Un poids aussi important que celui de la concession d’autoroutes qui « offre une marge très importante » de 44 % au premier semestre, note le gérant d’actions.
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