Edenred éjecté du CAC 40 : le roi du Ticket-Restaurant inquiète les investisseurs
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Edenred a vu son action chuter de 70 % depuis son plus haut de 2023.
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Edenred a vu son action chuter de 70 % depuis son plus haut de 2023.
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« C’était une vache à lait pour ses investisseurs, maintenant c’est un fardeau. » Voilà comment un analyste interrogé par La Tribune résume le parcours (très) accidenté d’Edenred, le champion français des titres-restaurant qui devrait quitter le CAC 40 prochainement. À compter du 22 décembre, l’entreprise, qui pèse dorénavant moins de 5 milliards d’euros de capitalisation, va être remplacée par le géant du BTP Eiffage. Une jeune fintech devancée par un vétéran du bâtiment, tout un symbole.
Pourtant, lors de son arrivée dans l’indice parisien, en juin 2023, « tous les voyants étaient au vert », rappelle Eric Lewin, stratégiste chez Bourse Direct. Porté par l’essor des titres-restaurant (le sien s’appelle Ticket Restaurant) dans un contexte d’inflation record, le cours de l’entreprise dirigée par Bertrand Dumazy avait grimpé de 70 % entre le 4 février 2022 et le 9 juin 2023. Mais depuis, la dynamique s’est très clairement inversée. Depuis son point haut touché il y a deux ans, l’action Edenred s’est effondrée de 70 %, pour afficher un cours sous les 19 euros, soit au plus bas depuis 2016.
Une débâcle boursière qui étonne plus d’un analyste puisque, avec « 8 à 12 % de croissance de ses bénéfices d’ici à 2028, les perspectives sont bonnes », explique Eric Lewin. Sur le papier, Edenred affiche un modèle économique stable et prévisible grâce aux commissions de 4 et 6 % qu’il fait payer aux commerçants pour chaque transaction. « Mais la hausse de son cours a été tellement importante au sortir du Covid-19 que les attentes des investisseurs étaient sûrement trop hautes », estime le spécialiste des petites valeurs cotées.
Edenred n’avait donc pas le droit de décevoir ses actionnaires. Sauf que le fleuron français des paiements enchaîne les mauvaises nouvelles depuis deux ans.