Le Président américain va proposer aux parents d’ouvrir un compte à leurs enfants dédié à l’investissement en actions. Une idée qui émerge aussi en Allemagne et même en France du côté du clan macroniste.Permettre à chaque bébé américain d'investir dans des actions Nvidia et Apple. C’est la nouvelle obsession de Donald Trump. Le gouvernement américain prévoit d’ouvrir mi-2026 un portail en ligne permettant aux parents d’ouvrir des comptes dédiés à l’investissement en Bourse pour leurs enfants. Le gouvernement souhaite même que l’État américain alimente chacun de ces « comptes Trump » avec 1 000 dollars. Ces placements seront initialement créés par un agent opérateur désigné par le Trésor, mais pourront ensuite être transférés vers des courtiers et des banques.
Si l’idée de permettre aux enfants de devenir actionnaires semble au premier abord saugrenue, elle fait pourtant aussi son chemin en Europe. Début novembre, le chancelier allemand Friedrich Merz a annoncé souhaiter que les enfants de plus de 6 ans puissent ouvrir un plan d’investissement en Bourse qui serait financé à hauteur de 10 euros par mois par l’État. Et ce projet qui pourrait voir le jour dès 2027 permettrait à chaque petit Allemand de posséder plus de 2 000 euros sur son compte à ses 18 ans et qui serait exclusivement dédiés à financer leur retraite.
Les Français encore peu exposés à la Bourse
Pendant ce temps-là, dans l’Hexagone, c’est Gabriel Attal qui a mis cette question sur la table. Début novembre, l’ancien Premier ministre a proposé que l’État développe un livret pour chaque enfant dans lequel l’État donnerait 1 000 euros bloqués, dès leur naissance, et jusqu’à leurs 18 ans. Pendant ce temps, cette épargne serait placée dans un fonds d’investissement spécialement créé et géré par l’État. Cette enveloppe ne serait pas uniquement exposée à la Bourse, contrairement aux projets allemands et américains, mais elle constituerait un bouleversement dans les habitudes des Français quant à leur épargne.
Car aujourd’hui les parents peuvent ouvrir un compte titre pour leur enfant mais cette enveloppe ne présente pas d’avantage fiscal contrairement au Livret A ou à l’assurance-vie. Un manque d’attractivité qui explique, peut-être, pourquoi la population française est peu exposée à la Bourse. À peine plus de 300 milliards sont investis en Bourse sur les plus de 6 000 milliards d’euros d’épargne des Français selon la Banque de France. Et cet argent est concentré entre quelques mains seulement, puisque seuls 6 % des épargnants tricolores détiennent des actions au travers d’un compte titre ou d’un Plan épargne en actions. A titre de comparaison, 17 % des Allemands possèdent des actions et ce taux monte à 62 % aux Etats-Unis.