Pour sa deuxième édition, l’Observatoire des produits d’épargne financière (Opef), né de haute lutte dans le sillage de la loi industrie verte de 2023 pour apporter un peu de transparence en matière de commissions et de performance dans la jungle de l’épargne financière, complète et enrichit son approche et innove même dans sa communication en donnant cette année la primeur au « fininfluenceur » Laurent Cosmos et à ses nombreux abonnés. Cette année, l’Opef, sous l’égide du Comité consultatif des services financiers (CCSF), s’est particulièrement penché sur la question des produits structurés.
Ça tombe bien, car ces produits financiers, pour le moins complexes mais très largement distribués au travers des contrats d’assurance-vie, attirent l’attention des régulateurs, mais aussi des épargnants depuis les révélations du quotidien L’Agefi en avril dernier sur des pertes importantes subies par ces produits structurés adossés à l’action Stellantis. Parallèlement d’ailleurs aux travaux de l’Opef, le pôle commun de l’Autorité des marchés financiers (AMF) et de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a publié lundi dernier un rapport détaillé sur ces placements de haute voltige, mais très rémunérateurs pour les « structureurs » (généralement des banques) et les distributeurs (généralement des assureurs à 80 %).