Un répit au Moyen-Orient, un rallye sur les marchés

La Bourse de Paris, après un début plus timide, grimpait nettement (+3,68 %), tout comme Milan (+3,93 %).
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier

La Bourse de Paris, après un début plus timide, grimpait nettement (+3,68 %), tout comme Milan (+3,93 %).
BT/JS - REUTERS - Benoit Tessier
Les Bourses européennes, en forte hausse, ont salué l'annonce du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran en l'échange de la réouverture du détroit d'Ormuz.
Après quelques minutes de transactions, la Bourse de Francfort progressait de près de 5 % (+4,92 %). La Bourse de Paris, après un début plus timide, grimpait nettement (+3,68 %), tout comme Milan (+3,93 %). Plus dépendante de grosses valeurs pétrolières annoncées à la baisse, Londres affichait +2,51 %. Cette nuit, le Nikkei et le Kospi ont progressé d'environ 5 %. Le pétrole chutait, lui, de 15 %.
Avant cette annonce, Donald Trump avait menacé de lancer des attaques généralisées contre les infrastructures civiles de l'Iran, suscitant la condamnation internationale après avoir lancé un avertissement extraordinaire selon lequel « toute une civilisation mourra ce soir » si ses exigences n'étaient pas satisfaites.
Après ce revirement, « les compagnies aériennes, les biens discrétionnaires à grand public, les secteurs technologiques et les actifs à risque cycliques plus larges devraient bénéficier le plus d'une baisse du pétrole, d'une confiance accrue et d'un dollar plus faible », détaille Charu Chanana. Ce matin, Air France bondissait ainsi de 14 % quand Lufthansa grimpait de 11 %. En revanche, les valeurs pétrolières baissent fortement. TotalEnergies affiche une baisse de 5,50 %, Eni de 6,63 % et Repsol de 8,98 % à l'ouverture du marché.
Si la voie navigable stratégique est rouverte, « nous pourrions être en mesure de consolider la reprise des actifs risqués que nous observons », a déclaré Ray Attrill, responsable de la stratégie de change à la National Australia Bank à Sydney. « Mais beaucoup de choses doivent se passer au cours des 14 prochains jours », a-t-il déclaré, ajoutant que les devises seraient vulnérables à un retracement de leurs mouvements récents dans l'intervalle. « Les marchés doivent encore faire preuve d'un certain scepticisme. »
« Les marchés peuvent désormais envisager à nouveau des baisses de taux, mais celles-ci ne suffiront probablement pas à effacer complètement le choc récent, à moins que l'approvisionnement énergétique ne revienne rapidement à la normale et que les efforts diplomatiques ne portent leurs fruits », relève aussi Charu Chanana, de Saxo Bank.
Chaque semaine, les clés pour comprendre les marchés financiers.

(Avec agences)