SpaceX au Nasdaq : les ETF vont acheter, mais pas d’euphorie en vue
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’entreprise d’Elon Musk déjà valorisée plus de 2 100 milliards de dollars.
/FW1FP/Mrigank Dhaniwala - REUTERS - Mike Blake
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

L’entreprise d’Elon Musk déjà valorisée plus de 2 100 milliards de dollars.
/FW1FP/Mrigank Dhaniwala - REUTERS - Mike Blake
C’est le jour J pour SpaceX. L’entreprise, qui a levé 85 milliards de dollars à la Bourse de New York le 12 juin, va intégrer le Nasdaq 100 ce mardi, juste avant l’ouverture des marchés américains. Une inscription express dont bénéficie l’entreprise spatiale grâce à la réforme des règles de l’opérateur boursier. Il y a encore quelques mois, le Nasdaq imposait parfois plus d’un an d’attente. L’opérateur a changé ses règles en mai pour raccourcir ce délai à quinze jours.
Et cette entrée dans l’indice phare des sociétés technologiques américaines va ouvrir tout un nouveau monde à l’entreprise d’Elon Musk, déjà valorisée plus de 2 100 milliards de dollars.
« En ayant réussi à convaincre l’indice Nasdaq de coter sa société dans les prochains jours, il va mécaniquement forcer les ETF [fonds indiciels cotés] à acheter ses titres. En quelque sorte, ce sont des acheteurs forcés », expliquait, à La Tribune mi-juin, Gilles Guibout, responsable des actions européennes chez BNP Paribas Asset Management.
L’entreprise rejoint l’un des plus grands indices boursiers au monde. Par conséquent, les fonds répliquant sa performance vont tous devoir se ruer sur les rares actions SpaceX. Or, d’après Morningstar, rien que l’Invesco QQQ Trust, l’un des plus gros fonds répliquant le Nasdaq, cumule près de 500 milliards de dollars d’encours. Cité par Reuters, JPMorgan a estimé que l’intégration de SpaceX dans le Nasdaq 100 pourrait générer 4,3 milliards de dollars de flux vers la gestion passive.
Sur le papier, de très nombreux fonds passifs vont se jeter sur le titre SpaceX pour préserver leurs imitations du Nasdaq. Dans les faits, cela ne devrait pas se traduire par une ruée sur l’action.