Scission de Vivendi : la justice donne raison à Bolloré face aux petits actionnaires floués
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La cour d'appel de Paris a donné gain de cause à Vincent Bolloré.
BT/ - REUTERS - Benoit Tessier
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La cour d'appel de Paris a donné gain de cause à Vincent Bolloré.
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Vincent Bolloré 1, les petits actionnaires 0. Ce mercredi, la cour d'appel de Paris a donné gain de cause à Vincent Bolloré en estimant que le contrôle de son groupe sur Vivendi au moment de sa scission fin 2024 n'était pas établi.
La cour d'appel a ainsi rejeté « l'intégralité des demandes formées » par le fonds Ciam Ce dernier affirmait que Bolloré contrôlait Vivendi au moment de l'éclatement du conglomérat et aurait dû en conséquence racheter les parts des actionnaires minoritaires, ce qui aurait représenté plusieurs milliards d'euros. La cour d'appel, en rejetant les demandes, a également condamné le fonds à payer 350 000 euros de frais de procès, dont 200 000 pour le groupe Bolloré et 150 000 pour la société Vivendi. En réaction, le fonds Ciam a immédiatement annoncé un pourvoi en cassation « pour que cette décision de principe soit tranchée au plus haut niveau ».
Lancée fin 2024, la scission avait permis à Bolloré de découper Vivendi en quatre entités cotées sur plusieurs marchés, avec l'objectif déclaré de leur donner plus de perspectives de développement : Canal+ (médias) à Londres et désormais aussi Johannesburg, Havas (communication) à Amsterdam, Louis Hachette Group (édition) à Paris sur le marché Euronext Growth, tandis que Vivendi, délestée de nombreux actifs, est aussi restée à Paris.
Le CIAM, un fonds activiste, actionnaire ultra minoritaire de Vivendi (0,025 % du capital), avait attaqué les modalités de ce big bang boursier. Il accuse Bolloré d'avoir cherché à échapper à son obligation de lancer une offre publique pour racheter les actions qu'il ne détenait pas, en se tenant sous le seuil requis des 30 % du capital, tout en exerçant un contrôle de fait sur Vivendi.
L'influence de Vincent Bolloré, qui se revendique « démocrate-chrétien » mais est accusé par la gauche de promouvoir des idées d'extrême droite au sein des médias (CNews, Europe 1, JDD) et des maisons d'édition (Fayard) dans son giron, est scrutée de près à l'orée de la campagne présidentielle de 2027.
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(Avec AFP)
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