Pour la seconde fois, Washington se retire du pacte climatique mondial ce mardi 27 janvier 2026. Ce désengagement du deuxième émetteur mondial de CO2 menace l'objectif de limitation du réchauffement à +2 °C et tarit le financement du Fonds vert pour le climat. Pékin s'impose désormais comme le nouveau leader de la diplomatie verte.Comme un air de déjà-vu. Ce mardi 27 janvier 2026, les États-Unis se retirent de nouveau de l’accord de Paris. C’est la seconde fois que Washington tourne le dos à ce pacte historique.
L’auteur de cette décision est Donald Trump. À peine de retour à la Maison-Blanche l'an dernier, le président américain — ouvertement climatosceptique — a signé le même décret que lors de son premier mandat en 2017. Cette décision place les États-Unis parmi les quatre seuls pays au monde non-signataires du « Paris agreement ». Une situation qui alarme experts et ONG : sans la première puissance mondiale, limiter le réchauffement sous les 2 °C d’ici à la fin du siècle semble de plus en plus compromis.
Les États-Unis demeurent le deuxième émetteur mondial de gaz à effet de serre. Le pays est responsable de 11,1 % des émissions globales de CO₂, derrière la Chine (29,2 %).
Un retrait au pire moment
Le retrait américain survient dans un contexte critique. Selon l’ONU, la trajectoire actuelle mène le monde vers un réchauffement de 2,3 °C à 2,5 °C d’ici 2100, loin des objectifs de 1,5 °C. Des simulations indiquent que l'absence de Washington pourrait ajouter 3 milliards de tonnes de CO₂ d’ici 2030, soit une hausse de température supplémentaire de 0,1 °C à 0,3 °C.
Mais la conséquence la plus immédiate de cette nouvelle décision est la suspension de certaines contributions financières clés. À l’origine, les États-Unis s’étaient engagés à verser 3 milliards de dollars au Fonds vert pour le climat. Un véhicule qui aide surtout les pays en voie de développement à réduire leurs émissions, et à s’adapter aux effets du changement climatique. Ils n’en verront rien.