Avec la COP30 à Belém, « nous retrouvons notre identité perdue d’Amazoniens »
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Pollyana Bernardes
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Pollyana Bernardes
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Que représente la COP30 pour Belém ?
Elle constitue une énorme opportunité, en nous permettant enfin de retrouver notre identité perdue d’Amazoniens. J’ai été à plusieurs COP : on y discute beaucoup de l’Amazonie et de ses forêts, mais on ne parle pas de sa complexité, des gens qui vivent ici, des difficultés sociales, notamment dans les villes. Nous ne nous y sentons pas représentés. À Belém, nous pouvons enfin faire pression sur cette conférence internationale, pour que cet événement parle de nous.
Comment ?
Nous pourrons montrer au monde notre savoir-faire, celui de ceux qui défendent la forêt depuis des siècles, et nos solutions durables. Mais aussi nos difficultés en tant qu’habitants des villes amazoniennes, en première ligne face au changement climatique et à ses conséquences.
La COP30 est déjà en train d’impulser une nouvelle perspective sur le changement climatique au Brésil et en Amazonie, où on parle encore trop peu d’atténuation et d’adaptation. Les gens commencent à comprendre qu’ils peuvent être touchés, mais aussi qu’ils peuvent jouer un rôle.
Pourquoi avez-vous perdu votre identité d’Amazoniens ?
La colonisation interne du Brésil que nous avons subie nous a rendus invisibles. Nous avons été forcés de ne pas être connus comme Amazoniens, et la majorité d’entre nous a fini par ne plus en parler, par l’accepter. La COP de Belém favorise une remise en perspective de ce qu’il s’est passé en Amazonie.
Concrètement, que peut changer cet événement pour la vie des gens ?
Il va laisser un héritage pour la ville. Tout au long du développement du Brésil, la ville de Belém a été oubliée. Cela explique aussi les difficultés que beaucoup de participants à la conférence internationale ont rencontrées pour y réserver un hébergement.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

Grâce à la COP30, tout d’un coup, on s’est souvenu de l’existence de cette ville à l’intérieur de l’Amazonie. Depuis, toute l’infrastructure de Belém est en train de changer. Mais l’objectif est aussi de favoriser son adaptation au changement climatique, en suivant des méthodes durables. Nous ne voulons pas faire de Belém un nouveau São Paulo.