La France a réduit plus que prévu ses émissions de CO2 ces deux dernières années
latribune.fr

Les émissions de gaz à effet de serre en France ont plus baissé qu'estimé initialement en 2024 et en 2025.
/FW1FP/Louise Heavens - REUTERS - Peter Andrews
latribune.fr

Les émissions de gaz à effet de serre en France ont plus baissé qu'estimé initialement en 2024 et en 2025.
/FW1FP/Louise Heavens - REUTERS - Peter Andrews
D'après l'organisme chargé d'établir le bilan officiel des émissions françaises, le Citepa, les émissions de gaz à effet de serre en France ont plus baissé qu'estimé initialement en 2024 (-3,0 %) et en 2025 (-2,1 %). Un chiffre toutefois à relativiser puisque le rythme marque le pas par rapport aux années précédentes.
Reste que « Si le rythme de cette réduction ralentit par rapport aux années 2022 (-6,8 %) et 2023 (-3,9 %), les résultats restent plus favorables que ceux anticipés par la dernière estimation » qui « proposait des diminutions de 1,8 % en 2024 et de 1,5 % en 2025 », salue l'organisme.
Ce nouveau bilan plus complet prend en compte des données qui n'avaient pas été intégrées aux estimations précédentes, comme par exemple la forte réduction des émissions associées à la production d'électricité à La Réunion en 2024, explique le Citepa.
Ce dernier fournit aussi une première estimation pour les émissions (hors puits de carbone comme les forêts) du premier trimestre 2026, qui s'inscrivent en nette baisse de 5,2 % par rapport au premier trimestre 2025.
Une diminution « principalement tirée par le recul des émissions des bâtiments, des transports et de l'industrie manufacturière », selon le rapport.
Le Citepa souligne cependant que la France va devoir fortement accélérer sa décarbonation ces prochaines années pour tenir ses objectifs climatiques, formalisés dans sa 3ᵉ stratégie nationale bas carbone (SNBC 3) : « À partir de 2026, des baisses annuelles de l'ordre de 5 à 6 % seront nécessaires pour rester sur la trajectoire définie » par ce texte.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

« Les canicules de plus en plus précoces et intenses et qui mettent en danger les plus vulnérables sont un nouveau signal d'alarme pour rappeler aux décideurs publics la nécessité d'agir plus vite et plus fort pour le climat », a commenté auprès de l'AFP Anne Bringault, directrice des programmes du Réseau Action Climat (RAC).
« C'est un enjeu vital pour le climat, mais aussi pour notre souveraineté économique en nous libérant de notre dépendance au pétrole et au gaz fossile massivement importés », souligne-t-elle.
latribune.fr
Des solutions naturelles à la place des produits de synthèse ? Une nouvelle chaire planche sur l'agriculture de demain
OGM : la dérogation pour les nouvelles techniques génomiques à l'épreuve des brevets
Dans le Médoc, l'arrachage des vignes laisse « un paysage de désolation »
Pollution industrielle : plus d’une entreprise bretonne sur deux investit pour réduire son impact