Une fin de COP marquée par la colère des pays en développement et des ONG
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[Article publié le 23 novembre 2024 à 12h26, mis à jour à 15h23]
Mieux vaut pas d'accord, qu'un mauvais accord. C'est le crédo qu'ont adopté un certain nombre de pays à Bakou lors de la prolongation des négociations de la COP29. Les pays les plus vulnérables au changement climatique ont quitté samedi des consultations avec la présidence azerbaïdjanaise pour protester contre un projet d'accord bien en-dessous de leur demande d'aide financière.
Dans ce projet consulté par l'AFP, les pays occidentaux (Europe, Etats-Unis, Canada, Australie, Japon, Nouvelle Zélande) s'engageraient à augmenter de 100 à 300 milliards de dollars par an, d'ici 2035, leur engagement de financements pour les pays en développement. Mais cela reste moins que les demandes des pays en développement qui exigent au moins le double.
Les protestations viennent également des ONG. Plus de 300 d'entre elles ont publié un appel aux pays en développement à claquer la porte.
« Nous (...) vous soutenons de tout cœur dans le rejet du le texte de négociation actuel. Ce texte est absolument inacceptable et permet aux pays développés de s'affranchir complètement de leurs obligations en matière de financement de la lutte contre le changement climatique pour les pays en développement », estiment les ONG.
« Nous insistons: il vaut mieux ne pas avoir d'accord à Bakou qu'un mauvais accord, et il s'agit d'un très, très mauvais accord en raison de l'intransigeance des pays développés », souligne encore la lettre.
Les représentants du Réseau Action Climat, de War on Want et de la Climate Justice Coalition ont également adressé une lettre signée par 156 organisations aux Etats-Unis, à l'Union européenne, au Royaume-Uni, au Canada, au Japon et à d'autres pays développés. Nous « sommes profondément indignés par le rôle destructeur que vous avez joué dans la création d'un projet de texte de négociation (...) absolument inacceptable en ce dernier jour de la COP29 », indique cette lettre remise à Trigg Talley, émissaire spécial du président américain pour le climat.
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Les ONG demandent aux pays développés, « au lieu de fuir leurs responsabilités légales (...) de prendre l'initiative d'abandonner les énergies fossiles en fournissant des fonds publics et des technologies aux pays en développement. (...) Si cette COP se termine par un résultat faible ou inexistant, c'est vous qui serez à blâmer. »
La COP s'est déroulée dans une atmosphère lourde. Le président Ilham Aliev a attaqué la France, alliée de son ennemie l'Arménie. Les deux pays ont convoqué leurs ambassadeurs respectifs.Deux parlementaires américains disent avoir été harcelés à Bakou. Plusieurs militants environnementaux azerbaïdjanais sont détenus.
Pour Alden Meyer, personne ne souhaite suspendre la COP29 pour la reprendre plus tard : "cela obligerait à travailler encore cinq mois sous cette présidence".
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Le succès de la COP29 reste « incertain », a jugé le commissaire européen chargé des négociations sur le climat, Wopke Hoekstra, alors que des négociations tendues se poursuivent au-delà de la fin théorique de la conférence.
(Avec AFP)
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