Foncier, négoce, formation : ces trois nouveautés qui vont transformer le vignoble bordelais
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des vignes arrachées dans le Médoc, en Gironde, en mars 2026.
PC / La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des vignes arrachées dans le Médoc, en Gironde, en mars 2026.
PC / La Tribune
30 000 hectares de vignes arrachées ou en passe de l’être. C’est désormais ce qui saute aux yeux quand on traverse le vignoble bordelais tant cela transforme le paysage girondin. Mais, derrière ce bouleversement palpable, d’intenses négociations se déroulent en coulisses depuis des mois pour agir sur l’ensemble de la chaîne de valeur. De l’amont, par le biais de la formation, à l’aval, avec ce qui touche au prix de vente, en passant par la très épineuse question foncière. « La viticulture est la priorité absolue ! Comptez sur moi pour le dire à celle qui me remplacera bientôt », a martelé Étienne Guyot, le préfet de région, devant le Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux, le 27 avril.
Avant d’être remplacé dans les prochaines semaines par Sophie Brocas, le préfet Guyot préside ce mardi 5 mai le comité de pilotage de lancement de l’outil foncier mis sur pied pour racheter les parcelles en déshérence aux vignerons en détresse et les remembrer. « L’objectif est de soulager les entreprises et de restructurer le vignoble », synthétise Bernard Farges, le président du CIVB.
Une première mise de 20 millions d’euros est sur la table, abondée pour moitié par l’État et la Région Nouvelle-Aquitaine et pour moitié par quatre banques régionales : Crédit agricole d’Aquitaine, Banque populaire Aquitaine Centre-Atlantique, Caisse d’épargne Aquitaine Poitou-Charentes et Crédit mutuel du Sud-Ouest. « C’est un outil unique en France dans ce secteur. Ce n’est évidemment pas suffisant, mais c’est un démonstrateur et on a une obligation de résultat, il faut que ça marche ! », engage Étienne Guyot.
Canicule : la France va suffoquer lors de la fête de la Musique
Grippe aviaire : un premier cas de souche H5 décelé en Australie
Jean-Luc Duval, nouveau président de La Coopération Agricole : « Je refuse de faire de la France un parc naturel »
Vins de Bordeaux : les ventes en primeurs, un mécanisme à bout de souffle