+350 % de procédures collectives en trois ans : les chiffres explosifs des vins de Bordeaux
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des vignes arrachées dans le Médoc, en Gironde, en mars 2026.
PC / La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Des vignes arrachées dans le Médoc, en Gironde, en mars 2026.
PC / La Tribune
400 millions d’euros de chiffre d’affaires, 2 000 clients et un parc d’un million de barriques de vins : le placement en liquidation judiciaire avec poursuite d’activité de l’entreprise girondine H&A, marque les esprits dans le vignoble bordelais. Le leader de la location de barriques pour l’élevage de vins, fortement endetté et face à des impayés de plusieurs millions d’euros, vient fragiliser encore un peu plus une filière déjà très mal en point.
Si elle jette une lumière crue sur les difficultés de la viticulture girondine et pourrait avoir des conséquences en cascade, il ne s’agit finalement que d’une liquidation de plus tant le nombre de procédures de sauvegardes, redressements et liquidations a littéralement explosé depuis trois ans. La Tribune a pu mesurer cette flambée grâce aux chiffres exhaustifs du Conseil national des administrateurs judiciaires et des mandataires judiciaires.
En Gironde, le secteur de la vigne et de la vinification a enregistré 123 ouvertures de procédures collectives en 2025 : 25 sauvegardes, 81 redressements et 19 liquidations.
C’est certes encore marginal par rapport aux plus de 5 000 exploitations viticoles que compte le vignoble mais cela représente une hausse de +27 % sur un an. Mais surtout un bond de +350 % par rapport à 2022, année de l’accentuation de la crise larvée de la viticulture, et même de +547 % par rapport à 2019, avant la crise sanitaire.