Conférences de la souveraineté alimentaire : le processus est lancé, le consensus est à bâtir
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La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
REUTERS - Sarah Meyssonnier
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La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard.
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L’exercice était obligé selon la loi. Annie Genevard a choisi de donner le la en grande pompe. Lundi, depuis l’un des symboles de la gastronomie française, le Marché de Rungis, la ministre de l’Agriculture lancera le début des « Conférences de la souveraineté alimentaire », dans le cadre d’un évènement censé marquer « le grand réveil » du secteur.
Prévues par la « loi d’orientation pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations en agriculture » promulguée en mars 2025, ces conférences doivent, selon ce texte, aboutir à la définition d’« une stratégie assortie d’objectifs, notamment de production, à l’horizon de dix ans, en vue de l’amélioration de la souveraineté alimentaire de la Nation ou au moins d’assurer sa non-régression ». Sept groupes de travail ont déjà été constitués, sur le modèle des « conseils spécialisés » par filière de l’Etablissement national des produits de l’agriculture et de la mer (FranceAgriMer), qui doit accompagner le processus. Deux groupes se sont même déjà réunis une fois.
Le ministère de l’Agriculture, qui espère pouvoir « partager de premières ambitions » lors du Salon international de l’agriculture fin février, prévoit de présenter leur synthèse à la fin du premier semestre 2026. Elle sera assortie d’une déclinaison opérationnelle au niveau régional, promet-il.
L’enjeu est, selon les Jeunes Agriculteurs, qui réclament ces conférences depuis des années, d’ainsi « donner un cap » à l’agriculture française, indispensable pour son développement voire pour sa survie. Elles seront aussi l’occasion, pour les acteurs économiques du secteur, de prendre leurs responsabilités, note une source au sein de FranceAgriMer : « Elles les pousseront à aller au-delà de leurs revendications récurrentes sur le poids des normes (en matière d’utilisation de l’eau, des produits phytosanitaires etc.) et à se questionner sur l’adaptation de leur production et de leur organisation aux demandes du marché », note cet expert.
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