Érosion côtière : Seacure accélère son déploiement aux États-Unis
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Seacure crée une roche naturelle directement sur les fonds marins pour endiguer le phénomène d'érosion côtière.
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Seacure crée une roche naturelle directement sur les fonds marins pour endiguer le phénomène d'érosion côtière.
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En France, près d’un quart du littoral recule du fait de l’érosion côtière. Un phénomène naturel largement amplifié par le dérèglement climatique qui grignote doucement mais sûrement ces territoires. En cinquante ans, selon le Cerema, près de 30 km² de terres ont disparu, l’équivalent d’un terrain de football perdu tous les quatre à cinq ans. Avec des conséquences concrètes, et chiffrées par la Cour des comptes dont le rapport du 24 janvier 2025 estime la valeur des biens exposés à la montée des eaux d’ici à 2100 sur le seul littoral méditerranéen à 11,5 milliards d’euros. Face à cela, la riposte est limitée : repli stratégique pour les zones les moins denses et protection des centres urbains et des infrastructures. C’est là que se positionne Seacure qui, aux solutions traditionnelles des digues en béton et autres enrochements, préfère celle fondée sur la nature en créant une roche naturelle directement sur les fonds marins.
Baptisée Geocorail, cette roche est composée d’aragonite, une forme de calcaire qui constitue le squelette des coraux, dont les propriétés mécaniques se rapprochent de celles du béton. Elle est obtenue par un procédé breveté, basé sur l’électrolyse de l’eau de mer. « Notre technologie se base sur la protection cathodique par courant imposé (PCCI), utilisé pour prévenir la corrosion des métaux, dont nous avons inversé les paramètres pour créer une couche blanchâtre de calcaire. Puis, nous la laissons pousser, comme une plante, pendant quelques mois ou quelques années selon l’application souhaitée, jusqu’à obtenir une roche très solide. En quelque sorte, nous protégeons la mer grâce à la mer », explique Christophe Souillart, président de l'entreprise basée à Marseille. Cet « antidote à l’érosion » est installée sur les côtes atlantique et méditerranéenne françaises, au nord et au sud de Barcelone ou encore dans l’émirat de Fujaïrah aux Emirats Arabes Unis pour maintenir les plages et infrastructures portuaires, mais aussi préserver la biodiversité. « La solution équipe des nurseries et des récifs artificiels pour protéger les larves et jeunes juvéniles des prédateurs. »