Climat : l’inquiétante hausse de l’acidification des océans pointée par l’institut Copernicus
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Plage de Copacabana à Rio de Janeiro, au Brésil, en 2022
PO - REUTERS - PILAR OLIVARES
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Plage de Copacabana à Rio de Janeiro, au Brésil, en 2022
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Cette conséquence du dérèglement climatique est plus silencieuse que les autres, mais est bien réelle. Son nom : l’acidification des océans, causée par le trop-plein de gaz carbonique émis dans l’atmosphère par l’activité humaine.
Pour rappel, les mers du globe jouent cette fonction naturelle d’absorption du CO2, ce qui contribue à réguler la température de la planète. Mais leur explosion depuis la révolution industrielle au XIXè siècle a totalement déréglé le mécanisme.
Ce problème, l’institut européen Copernicus le pointe dans son rapport sur « l’état des océans », qui fait référence depuis neuf éditions. Un chiffre : d’après l’étude publiée ce mardi, depuis 1985, l’acidité des océans a augmenté de 16,5 % dans le nord de l’Atlantique et les mers adjacentes, énorme réservoir de biodiversité marine.
À noter également : les « mers semi-fermées » comme la Méditerranée, la mer du Nord, ou la mer Baltique, sont encore plus impactées par le phénomène, couplé à celui d’un réchauffement anormal de l’eau (+0,41 °C par décennie dans la zone).
« Ces chiffres paraissent modestes, mais une telle hausse de l’acidification en si peu de temps à l'échelle de la chronologie de la planète, est inquiétant. D’autant que la hausse est continue », précise Karina von Shuckmann, directrice du rapport et conseillère principale au service Copernicus consacré à l'étude des écosystèmes marins.
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La hausse de l’acidité des mers produit une funeste chaîne de causalité : plus de 10 % des « hotspots » mondiaux de biodiversité connaissent « une acidification plus rapide que la moyenne globale ». Première espèce touchée par ce changement chimique des eaux salées, les coraux qui sont désormais 30 % à être classés « en danger critique », selon l’étude, qui a mobilisé une soixantaine de chercheurs.