Mieux connaître la fréquentation des sites naturels permet d’en adapter la gestion. Dans les massifs des Pyrénées-Orientales, les randonneurs et autres amoureux de la montagne sont suivis à la trace.Avec le Covid, la société française a changé et s’est précipitée vers les espaces naturels dès les confinements levés. À la clé, une augmentation très sensible de la fréquentation des randonneurs, des traileurs, des vététistes. Les sports de plein nature ont fait le plein de pratiquants qu’il est difficile de comptabiliser.
Depuis plusieurs années, des comptages ont été mis ne place dans les massifs des Pyrénées-Orientales, Canigó, Capcir ou encore Cerdagne, sur les points dit « chauds » où la fréquentation est particulièrement visible comme les Gorges de la Carança, le lac des Bouillouses, le pic du Canigó. Plusieurs technologies sont utilisées afin d’obtenir une vision la plus précise possible.
Bornage, GPS, montres connectées
Des compteurs sont installés aux endroits stratégiques et sont, pour certains, capables de discriminer la pratique. Plus d’une vingtaine est installée dans le département où sont également comptabilisées les nuitées dans les refuges.
Mais il est aussi fait appel à des technologies numériques, explique Florian Chardon, directeur du syndicat mixte Canigó grand site : « Nous nous appuyons sur les données de bornage des téléphones, avec Vision Flux Tourisme, le service développé par Orange, et sur les données chargées sur les sites de partage par les GPS ou autres montres connectées avec le service Outdoor Vision. Nous avons ainsi pu quantifier très finement les flux sur le massif grâce au croisement de toutes ces données. On sait aujourd’hui que l’accès au pic se fait à 60 % par le refuge des Cortalets et le Pic Joffre, à 29 % par Mariailles ». Et que les randonneurs qui parviennent au sommet du pic y passent en moyenne une cinquantaine de minutes.