Pollution plastique : « La France a beaucoup à apprendre des pays sous contraintes »
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Chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques se déversent dans l'océan.
Maeva Bardy
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Chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques se déversent dans l'océan.
Maeva Bardy
C’est un navire pas tout à fait comme les autres qui a rejoint les côtes marseillaises début avril. Après trois ans d’expédition sur les eaux du monde entier, Plastic Odyssey n’est pas venu se reposer dans les eaux tranquilles de la Méditerranée, mais plutôt pour entamer une nouvelle mission : rapporter les innovations rencontrées lors de son tour du monde pour lutter contre la pollution plastique afin de les démocratiser.
« C’est lors d’une escale à Dakar en 2016, en tant qu’officier de la marine marchande, que j’ai été frappé par la pollution plastique déversée dans les mers », raconte Simon Bernard. De retour en France, il rénove en six ans, avec Alexandre Dechelotte qu’il connaît depuis leurs débuts à l’école de la marine marchande, ce navire de 40 mètres. Avant de partir, en 2022, pour une expédition reliant des escales en Afrique, Amérique du Sud et Asie qui ne sont pas des coïncidences : toutes sont des régions fortement concernées par la pollution plastique. Une réalité qui couve un chiffre alarmant : chaque minute, 19 tonnes de déchets plastiques se déversent dans l’océan.
Rejoints par une équipe d’une trentaine de membres comprenant ingénieurs, scientifiques, chargés de pédagogie et de sensibilisation, marins, reporters embarqués, les deux co-fondateurs ont sillonné quelque 45 pays avec un objectif en tête : collecter les solutions et technologies locales de recyclage du plastique pour les démocratiser et prouver qu’il existe des alternatives durables et locales aux plastiques à usage unique. Ainsi, le bateau est devenu un lieu de rencontre et d’échanges avec les entrepreneurs locaux avec un laboratoire dédié à l’arrière du bateau permettant autant de techniques de broyage, extrusion, pyrolyse… Une démarche également accompagnée d’une volonté de démontrer que la vie sans plastique est possible avec le déploiement d’un laboratoire zéro déchet qui a subvenu aux besoins de l’équipage (produits alimentaires, produits ménagers) par du 100% fait main.
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