Incendies dans le Sud-Ouest : l'État mobilise l'armée, stress sur Bordeaux
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L’avion de transport militaire Airbus A400M au-dessus de la forêt de Lacanau (Gironde), le 25 juillet 2026.
ROMAIN PERROCHEAU/AFP
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L’avion de transport militaire Airbus A400M au-dessus de la forêt de Lacanau (Gironde), le 25 juillet 2026.
ROMAIN PERROCHEAU/AFP
Aux grands maux les grands remèdes. Face aux incendies « historiques » en Gironde et dans les Landes, qui ont brûlé 40.000 hectares et provoqué l'évacuation de près de 200.000 personnes, l'Etat fait appel à l'armée sur le terrain.
Au total, 1.500 militaires seront mobilisés à partir de samedi soir pour aider les forces sur place à contrer les incendies, a annoncé le ministère des Armées dans un communiqué. Ces militaires auront pour mission « d'appuyer l'évacuation des populations résidant dans les zones menacées par les incendies » et « de contribuer à protéger les habitations laissées sans surveillance ».
Jusqu'alors, environ 1.000 militaires étaient mobilisés. D'après la préfecture, qui a réalisé un point presse ce samedi à 17h, 140 maisons ont déjà été détruites en Gironde. Et le feux « reste dangereux ». Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, assure que le gouvernement travaille « sur tous les scénarios », y compris sur une évacuation de Bordeaux, même s’il « fait tout pour que ce scénario n’arrive pas ». Le vent ayant changé de direction, « le feu est reparti vers la métropole de Bordeaux en fin de journée », d'après la préfecture.
Pour lutter contre la propagation du feu, l'avion militaire de transport A400M, déployé par le gouvernement pour lutter contre les incendies dans le Sud-Ouest, a effectué son premier largage de produit retardant le feu samedi après-midi à Lacanau en Gironde, a constaté l'AFP.
C'est la première fois que cet appareil pouvant emporter 20.000 litres d'eau ou de produit retardant le feu, développé par le constructeur de l'A400M Airbus, est déployé en conditions réelles.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

« Tout a été mis en œuvre par les armées pour évaluer » cette sorte de vaste cuve chargée dans l'avion, « et s'assurer de son emploi opérationnel au plus tôt », a expliqué samedi à l'AFP l'Etat-major des armées.
A Biscarrosse, dans les Landes, où sévit un autre feu qui a détruit environ 3.500 hectares et forcé l'évacuation de 36.000 personnes, deux Canadair étaient attendus dans la journée, en plus d'autres moyens aériens déjà engagés, dont des Air Tractor portugais, d'après le Service départemental d'incendie et de secours dans les Landes.
D'après la préfecture, le feu s'est déclenché mercredi et qu’il « s’agit d’un feu de forêt important, convectif et qui était immaîtrisable, mercredi ». « Puis, jeudi soir il prend une importance encore plus forte et vendredi 17 heures, leu feu a changé de nature, ça devient un phénomène inédit : il devient un pyrocumulonimbus », c’est-à-dire, un « orage de feu », a expliqué la préfère de Gironde.
« Ce pyrocumulonimbus est un phénomène jamais observé en France », a poursuivi la préfecture. A la différence des incendies de 2022, où une accalmie était observée la nuit, ce n’est pas le cas de l’incendie actuel, qui a continué de se propager alors que les moyens aériens ne peuvent être utilisés la nuit.
Une augmentation de l'humidité dans la nuit de vendredi à samedi a permis de déclasser le pyrocumulonimbus en « feu un peu plus normal », bien que toujours dangereux.
« Ce soir la menace reste sérieuse, il ne faut pas relâcher la vigilance », a conclu la préfecture. La nuit devrait être « propice au travail » si la météo reste favorable, a de son côté déclaré le patron des pompiers.
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