De Lyon à Strasbourg en passant par Paris et Bordeaux, associations et partis de gauche ont mobilisé dimanche pour dénoncer l’inaction climatique et sociale, à l’approche de la COP 30 de Belém.Les mobilisations climat n’ont pas disparu, mais elles peinent à retrouver l’ampleur des grandes marches d’hier. Dimanche, quelques milliers de personnes ont défilé dans toute la France à l’appel d’associations comme Greenpeace, Alternatiba, Action Justice Climat ou Attac, autour du mot d’ordre « justice sociale et climatique, même combat ».
À Lyon, la préfecture a recensé 700 participants ; à Strasbourg, ils étaient environ 300. À Paris, l’AFP en a dénombré quelques centaines, avec slogans variés : « On veut une mégabassine de droits », « manger les riches », « climat, justice, liberté ». À Bordeaux, une soixantaine de personnes ont défilé derrière une batucada, tandis qu’à Nantes, les manifestants brandissaient des banderoles proclamant : « Ils détruisent, on s’organise ».
Enthousiasme et désenchantement
Dans le cortège parisien, Maya, retraitée, confiait son scepticisme : « J’ai l’impression qu’il n’y a pas grand monde ». Son amie Béa, au contraire, y voyait « un vrai projet de société ». D’autres, comme Dania Menacez, militante de 76 ans, exprimaient leur inquiétude face à la faible présence des jeunes : « Voir aussi peu de monde, c’est attristant. Il faut que les politiques réconcilient les classes populaires et les ruraux avec l’écologie, sinon oui, ce sera trop tard ».
Ces mobilisations, qui selon les organisateurs ont rassemblé 70 initiatives locales, s’inscrivent à l’approche de la conférence de Belém (COP 30) sur le climat, prévue fin 2025. À Strasbourg, Louve Laval, 23 ans, membre de Greenpeace, entendait marquer les dix ans de l’Accord de Paris et dénoncer « l’inaction des États en matière de droits humains, d’environnement et de climat ».