A69 : la justice autorise la poursuite du chantier, le ministère prévoit une ouverture de l'autoroute en octobre
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L'A69 devrait être mise en service d'ici octobre 2026
Rémi Benoit - LT
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L'A69 devrait être mise en service d'ici octobre 2026
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Voilà qui risque de provoquer la colère des écologistes. Ce mardi, la justice a revalidé les autorisations environnementales du projet d'autoroute A69 entre Castres et Toulouse. C'est, plus précisément, la cour d'appel de Toulouse qui vient d'annuler la décision prise par le tribunal administratif du 25 février.
« Le projet de liaison autoroutière doit être regardé comme répondant à une raison impérative d'intérêt public majeur, sans qu'il soit nécessaire de justifier d'une situation critique ou de tension particulière quant à l'enclavement ou au décrochage démographique et économique du bassin de vie de Castres-Mazamet », a estimé la juridiction toulousaine dans un arrêt de 53 pages, conformément aux conclusions du rapporteur public lors de l'audience du 11 décembre.
Cette nouvelle décision était très attendue puisqu'elle intervient après plusieurs rebondissements judiciaires et une forte mobilisation des opposants au projet. En février, le tribunal administratif avait estimé que l’autoroute A69 ne présentait pas de Raison impérative d’intérêt public majeur (RIIPM) suffisante pour justifier les atteintes à l’environnement causées par ce type d’infrastructure. À la demande de l’État et du constructeur et futur concessionnaire Atosca, la cour administrative d’appel avait toutefois autorisé, le 28 mai, la reprise des travaux dans l’attente de sa décision sur le fond.
Dans un communiqué, le ministre des Transports Philippe Tabarot « salue les conséquences de la décision rendue ce jour ». Il s'agit d'une victoire pour le gouvernement qui a longuement porté le projet.
« Le projet de l’autoroute A69 bénéficie d’un large soutien de la part des élus du territoire, des habitants et des acteurs économiques. Il a pour objectif d’offrir une accessibilité autoroutière répondant aux besoins de mobilité quotidienne de la population et de desserte de l’économie locale, en réduisant les temps de parcours tout en apportant des améliorations en termes de sécurité routière et de réduction des nuisances pour les riverains », ajoute le ministre. À présent, l'État s'attend à une mise en service de la liaison autoroutière en octobre 2026.
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De son côté, Atosca, le constructeur de l'autoroute, « accueille favorablement » une décision qui va permettre « de poursuivre sans ambiguïté le chantier » et « confirme la nécessité d'une infrastructure attendue depuis plusieurs décennies par le sud du Tarn. »
En revanche, pour La Voie est Libre, principal collectif d'opposants à cette autoroute, devenue un emblème des luttes environnementales, il s'agit d'une « décision évidemment incompréhensible et décevante, mais prévisible », dans un communiqué. Le collectif a annoncé se pourvoir en cassation devant le Conseil d'État pour arrêter un projet qu'il juge « inutile, destructeur et antisocial ».
(Avec AFP)
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