C’est un engin de forme conique, une sorte de soucoupe volante tout droit tirée d’un imaginaire daté du siècle dernier. Et pourtant, l’engin en question n’a rien de chimérique. En 2030, si tout se passe comme prévu, il atterrira même sur la planète Mars pour y rechercher des traces de vie. A la manœuvre, Thales Alenia Space, maître d’œuvre de la mission ExoMars 2028, pilotée par l’Agence Spatiale Européenne (ESA) et dotée d’un budget de 522 millions d’euros. « La mission ExoMars a pour but de détecter des traces de vie sur Mars ou autour de Mars. Elle comprend deux satellites. Le premier, lancé en 2016, est un orbiteur qui tourne autour de Mars et étudie son atmosphère pour détecter des traces de molécules, de type méthane, qui sont des marqueurs d’une vie potentielle passée. Le second, c’est ExoMars 2028, dont l’objectif est cette fois-ci d’envoyer un rover sur la surface de la planète pour y forer le sol à deux mètres de profondeur pour là encore essayer de trouver des traces », explique Yvan Baillion, directeur des affaires européennes de Thales Alenia Space, basé à Cannes.