Sécurité aérienne : ce que le crash du vol Rio-Paris a changé
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Chaque accident d'avion est censé permettre au transport aérien d'en tirer des enseignements pour améliorer encore la sécurité.
Reuters
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Chaque accident d'avion est censé permettre au transport aérien d'en tirer des enseignements pour améliorer encore la sécurité.
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C’est un précepte bien connu dans le secteur aéronautique : chaque accident doit fournir des enseignements et servir à améliorer la sécurité aérienne. La catastrophe du vol Rio-Paris d’Air France, qui a eu lieu le 1ᵉʳ juin 2009, aura contribué à ce que l’industrie et les compagnies aériennes revoient leur copie et appliquent de nouvelles méthodes. Et ce malgré le temps long de la justice : dix-sept ans après le crash, la cour d'appel vient de rendre son verdict ce jeudi 21 mai. Relaxés en première instance en avril 2023, Air France et Airbus ont été condamnés en appel pour homicides involontaires.
Pour rappel, le drame du vol AF 447 constitue l’une des plus grandes catastrophes aériennes de l’histoire de l’aviation française, avec un total de 228 victimes. L’A330 d’Air France s’est abîmé en mer dans l'Atlantique, quelques heures après son décollage. En cause, comme souvent lors d’un tel événement : toute une chaîne de dysfonctionnements. Givrage des sondes Pitot (mesurant la vitesse de l’avion), désactivation du pilote automatique, désorientation des pilotes, décrochage de l’appareil jusqu'à l'impact avec l'océan. Les familles des victimes n’ont eu de cesse de pointer du doigt la responsabilité de deux sociétés impliquées.
Certes, Airbus et Air France ont bénéficié d’un non-lieu général en 2019, ce qui n’a pas empêché la cour d'appel de Paris d’ordonner leur renvoi devant le tribunal correctionnel en 2021, donnant lieu à deux procès en 2022 (durant lesquels ils ont été relaxés) puis en 2025. Mais les acteurs de l’aérien se sont malgré tout efforcés d’améliorer la sécurité des vols, en cherchant en particulier à améliorer les interfaces hommes-machines qui ont montré leurs limites dans le cas du Rio-Paris. Un travail mené avec le concours du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) et de l'Agence de l'Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA).