Drones Shahed aux Émirats Arabes Unis : une DGA de combat déjà à l’épreuve du feu
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Le Rafale armé de missiles air-air MICA
(crédit : armée de l'Air et de l'Espace)
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Le Rafale armé de missiles air-air MICA
(crédit : armée de l'Air et de l'Espace)
Catherine Vautrin, ministre des armées, voulait en début d'année une DGA de combat. Elle l'a. Avec le conflit iranien, la Direction générale de l'armement (DGA) a enfilé plus vite que prévu sa tenue de combat. Certains de ses personnels ont même été déployés aux Émirats Arabes Unis (EAU) en soutien aux forces armées françaises qui défendent, dans le cadre des accords de défense signés entre Paris et Abu Dhabi, les EAU et les intérêts tricolores dans cet émirat situé juste en face de l'Iran. Si la France reste dans une posture défensive comme l'a répété mardi Emmanuel Macron, elle est toutefois très active grâce aux Rafale basés aux EAU.
Les avions de combat français fabriqués par Dassault Aviation sont si actifs qu'ils ont consommé trop vite les stocks maigrelets de missiles air-air MICA très efficaces contre les drones low-cost Shahed. Fin de semaine dernière, les Rafale avaient déjà abattu une soixantaine de drones iraniens, selon nos informations. Ce qui a provoqué une crise des missiles à Paris. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, ancien ministre et chef d'orchestre de l'économie de guerre, voulait profiter d'une réunion sur l'économie de guerre prévue mardi pour rajouter à l'ordre du jour ce dossier explosif. La réunion a finalement été reportée in extremis.
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En convoquant un conseil de défense le jour même, le président de la République a opportunément permis l'annulation de cette réunion à la grande satisfaction de l’État-major des armées (EMA). L'EMA préférait traiter dans un cadre beaucoup plus discret qu'une réunion à Matignon, ce dossier irritant et surtout trouver des solutions alternatives aux missiles MICA le plus rapidement possible avec la DGA, avec qui il se frictionne régulièrement pour son supposé manque d'agilité et d'audace. Pour contrer ce narratif agaçant, la DGA, qui a également déployé des personnels au CPCO (centre de planification et de contrôle opérationnel) de l'EMA, a accéléré pour trouver des solutions alternatives moins chères que l'utilisation des missiles MICA pour « shooter » les drones iraniens Shahed.
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