Incendies : face à la pénurie de Canadair, le Kepplair 72 prêt à voler dès 2027
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Le Kepplair 72 en phase de largage.
Kepplair Evolution
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Le Kepplair 72 en phase de largage.
Kepplair Evolution
Plus de 16 000 hectares partis en fumée. En juillet 2025, un impressionnant incendie ravage l'Aude. Mais en pleine progression des flammes, les Canadair doivent subitement abandonner le sinistre pour stopper un autre violent incendie ayant surgi près de Marseille.
Outre cette multiplication des grands feux, la Sécurité civile doit faire face à un vieillissement de sa flotte de Canadair, ce qui entraîne des indisponibilités plus fréquentes des engins pour en gérer la maintenance. Ainsi en mai dernier, en pleine période d’entraînement en vue de se préparer à la saison des feux, seuls 3 à 5 Canadair étaient opérationnels sur la flotte de 12 appareils dont dispose la France. Dans le même temps, la production des Canadair a cessé en 2015 et la prochaine génération n'est pas attendue avant 2028.
Face à cette pénurie, de nouveaux acteurs tricolores développent des alternatives souveraines de lutte contre les incendies. A Istres dans les Bouches-du-Rhône, la startup Hynaero a l'ambition de produire un nouvel avion, le Frégate F-100, capable d'écoper dix tonnes d'eau (contre six actuellement pour le Canadair), grâce à des moteurs Pratt & Whitney plus puissants. Un projet d'un avion d'un nouveau genre à un milliard d'euros avec de premiers essais en vol attendus début 2030.
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Pour sa part, la société toulousaine Kepplair Evolution a opté pour un rétrofit d'un ATR 72 qui sera équipé de réservoirs d'eau d'une capacité de 7,5 tonnes pour offrir une alternative moins coûteuse et permettre un développement accéléré par rapport à un nouvel aéronef. « Nous aurons besoin d'à peine 40 millions d'euros et de trois ans pour développer le projet », fait remarquer Stéphane Adnet, secrétaire général chez Kepplair Evolution.