La Commission fédérale des communications (FCC) a officialisé l’interdiction de vente de nouveaux drones de fabrication étrangère, visant particulièrement les leaders chinois DJI et Autel. Invoquant des risques pour la sécurité nationale et l’espionnage, Washington durcit sa position malgré l’opposition de Pékin. Les modèles déjà en service sur le territoire américain restent autorisés.Les États-Unis vont plus loin dans la lutte contre les drones étrangers, notamment chinois. La Commission fédérale américaine des communications (FCC) a déclaré qu’elle interdisait l’importation de tous les nouveaux modèles de drones de fabrication étrangère et de composants critiques, notamment ceux des sociétés chinoises DJI et Autel, affirmant qu’ils présentent des risques inacceptables pour la sécurité nationale américaine.
Concrètement, l’inscription sur la « liste des entités couvertes » de la FCC signifie que DJI, Autel et d’autres entreprises étrangères ne pourront pas obtenir l’approbation nécessaire pour vendre de nouveaux modèles de drones ou des composants essentiels aux États-Unis.
En décembre 2024, le Congrès avait ordonné que DJI et Autel soient ajoutés à la liste dans un délai d’un an, à moins qu’un examen de sécurité ne juge approprié de poursuivre les ventes.
Des risques pour la sécurité
La FCC a déclaré avoir reçu dimanche les résultats d’un examen interministériel, convoqué par la Maison-Blanche et mené par le pouvoir exécutif, sur les risques liés aux drones étrangers. Cet examen a révélé que les drones et composants importés présentent des risques pour la sécurité « compte tenu des menaces que représentent la surveillance non autorisée, l’exfiltration de données sensibles, les vulnérabilités de la chaîne d’approvisionnement et d’autres menaces potentielles pour le territoire national ».
L’examen indique que le Pentagone pourrait à l’avenir déterminer que certains drones ou catégories de drones ne présentent pas de risques et les retirer des restrictions.