Chine : le Pentagone alerte sur le déploiement de missiles balistiques intercontinentaux en silos
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La Chine aurait déployé des missiles balistiques intercontinentaux dans des silos (photo d’illustration).
TP//DN/ - REUTERS - Thomas Peter
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La Chine aurait déployé des missiles balistiques intercontinentaux dans des silos (photo d’illustration).
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Des missiles balistiques intercontinentaux dans des silos : un rapport du Pentagone révèle que la Chine aurait déployé une centaine de missiles DF-31 à propergol solide dans des silos situés à proximité de sa frontière avec la Mongolie, rapporte l’agence Reuters.
Le document, qui peut encore faire l’objet de modifications avant d’être remis aux parlementaires américains, indique qu’aucune cible potentielle visée par ces missiles n’a cependant été identifiée.
Outre les ogives nucléaires, le document insiste sur le renforcement militaire de Pékin. « La Chine s’attend à être en mesure de mener et de gagner une guerre contre Taïwan d’ici à fin 2027 », précise-t-il, toujours selon Reuters. Depuis quelques années, la Chine manifeste de fortes velléités envers l’île qu’elle considère comme faisant partie de son territoire. Le ministère américain de la Défense explique ainsi qu’une option inclurait des frappes portant à une distance de 1 500-2 000 milles nautiques (2 800-3 700 kilomètres) de la Chine. « Si elles étaient menées en nombre suffisant, ces frappes pourraient sérieusement compromettre et perturber la présence américaine dans ou autour d’un conflit dans la région Asie-Pacifique », précise le rapport, affirme Reuters.
Toujours selon le Pentagone, la Chine poursuivrait son programme nucléaire. Dans ce contexte, si le pays disposait d’environ 600 ogives nucléaires en 2024, il pourrait en posséder près de 1 000 en 2030.
De son côté, l’ambassade de Chine à Washington a indiqué que Pékin a « maintenu une stratégie nucléaire défensive, conservé ses forces nucléaires au niveau minimum requis pour la sécurité nationale et respecté son engagement en faveur d’un moratoire sur les essais nucléaires », ajoute Reuters.
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En début d’année, Donald Trump a évoqué sa volonté de négocier une « dénucléarisation » avec la Russie et la Chine. Mais « nous ne constatons toujours aucune volonté de la part de Pékin de mettre en œuvre de telles mesures ou de mener des discussions plus approfondies sur le contrôle des armements », indique le document.
Par ailleurs, un traité de désarmement nucléaire appelé New Start doit expirer en février 2026. Signé en 2010, ce texte limite la Russie et les États-Unis à 1 550 ogives stratégiques offensives déployées et à 800 le nombre de lanceurs et bombardiers lourds. Donald Trump et Vladimir Poutine se sont dits prêts le mois dernier à prolonger d’un an les limites du traité, mais Moscou avait déjà suspendu sa participation deux ans auparavant en plein conflit contre l’Ukraine. En parallèle, face à la Russie et à la Chine, Donald Trump a demandé fin octobre au Pentagone de reprendre les essais nucléaires. La fin de ce traité fait craindre une course à l’armement entre les trois puissances.
À la fin de la semaine dernière, les États-Unis ont voté un budget de défense record pour l’année, s’élevant à plus de 900 milliards de dollars.

(Avec Reuters)
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