L'Inde fait ses adieux aux chasseurs MiG-21 : une ère de plus de 60 ans se termine
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Au total, la Force aérienne indienne a reçu 946 MiG-21.
Indian Air Force
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Au total, la Force aérienne indienne a reçu 946 MiG-21.
Indian Air Force
L’Inde a officiellement mis à la retraite ses derniers chasseurs MiG-21, marquant la fin d’une ère de plus de six décennies. Surnommés les « cercueils volants » en raison d’un bilan tragique de plus de 400 accidents et de la mort de 171 pilotes, ces avions de combat russes ont tiré leur révérence lors d’une cérémonie émouvante à la base aérienne de Chandigarh. Cet adieu symbolique intervient au moment où New Delhi s’engage résolument dans une stratégie de modernisation et de souveraineté militaire, avec un virage affirmé vers la production nationale. La décision de retirer ces appareils vétustes, dont la durée de vie a été prolongée à plusieurs reprises, est une étape clé pour la cinquième économie mondiale qui cherche à réduire sa dépendance aux importations d’armes et à renforcer ses capacités de défense locales.
À lire également
La fin du service des MiG-21 coïncide avec la signature d’un contrat de 7 milliards de dollars pour l’achat de 97 avions de combat Tejas, conçus et fabriqués localement. Ce contrat, ainsi que d’autres initiatives stratégiques, souligne l’ambition de l’Inde de développer une industrie de défense robuste et autonome. Le pays, qui reste l’un des plus grands importateurs d’armes au monde, investit massivement dans la production locale pour répondre à ses besoins militaires et stimuler son économie. Ce changement de cap est motivé non seulement par des considérations de sécurité face à ses voisins, notamment le Pakistan, mais aussi par la volonté de surmonter les obstacles rencontrés par le passé, tels que la bureaucratie et les soupçons de corruption qui ont entravé les contrats d’importation.