KNDS : une introduction en bourse attendue en juin 2026
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Char Leopard 2 A8
Jean-Paul Alary - KNDS
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Jean-Paul Alary - KNDS
Les archives sont toujours un peu cruelles... L'ancien président de Krauss-Maffei Wegmann puis de KNDS, Frank Haun, s'est complètement trompé en janvier 2015 dans ses prévisions. Devant de la commission de la défense de l'Assemblée nationale, il avait assuré que la famille Bode-Wegmann voulait « rester à bord du navire » KNDS « au-delà » de la période de « cinq ans » de gel de la structure capitalistique du groupe franco-allemand après sa création. Il est vrai qu'il lui était difficile de prévoir le décès dès 2018 de Manfred Bode, qui tenait jusqu'ici très fermement les rênes de la famille Bode-Wegmann.
Après plusieurs années de valses-hésitations, une partie des membres de la famille a décidé de vendre tout ou partie de sa participation dans KNDS (soit au total 50% du capital détenus par 27 membres de la famille Bode-Wegmann). Le conseil d'administration de KNDS a annoncé poursuivre les préparatifs en vue de son introduction en bourse (IPO) en 2026, sous réserve des conditions de marché, a indiqué le groupe dans un communiqué publié mercredi. L'objectif est semble-t-il, de lancer cette opération vers le mois de juin, idéalement au moment du salon de l'armement terrestre d'Eurosatory, selon nos informations. Pour le président du conseil d'administration de KNDS, Tom Enders, « le moment est venu et l'entreprise est prête ».
Dans ce cadre, KNDS a annoncé la nomination de Christian Schulz à son conseil d'administration, à compter du 1er janvier 2026. Ancien directeur financier de Renk Group AG, il doit apporter son expérience acquise lors de l'introduction en bourse de Renk (systèmes de transmissions, de moteurs, de systèmes de propulsion hybride) mais aussi celle de Traton, filiale du groupe Volkswagen (véhicules utilitaires). Il a également pour mission de restructurer KNDS sur le plan financier.
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Avant de lancer les grandes manoeuvres, la famille Bode-Wegmann devait obtenir le feu vert de l’État français qui détient 50% du capital de KNDS. Selon Frank Haun, l’État français aurait pu s'opposer à cette introduction en bourse en mettant son veto. « Les deux parties pourront vendre leurs actions mais l’autre partie pourra imposer son veto à la mise sur le marché des actions de l’autre partenaire », avait-il expliqué en janvier 2015.