Financée par l'Agence spatiale européenne (ESA), la constellation Celeste a pris son envol. Deux satellites de la mission de démonstration en orbite Celeste ont décollé à bord du lanceur américain Electron de Rocket Lab.Un pas de plus important pour l'autonomie et la résilience de l'Europe dans le domaine de la navigation satellitaire. Dans ce contexte, deux satellites de la mission de démonstration en orbite Celeste, financée par l’Agence spatiale européenne (ESA), ont décollé ce samedi à bord d’un lanceur Electron de la société américaine Rocket Lab depuis la Nouvelle-Zélande. À l’issue d’un vol d’environ une heure, les deux satellites ont été injectés en orbite LEO et débutent désormais leur phase de mise à poste pour compléter le système Galileo actuel en orbite terrestre moyenne.
En volant plus près de la Terre, les satellites de la mission Celeste offrent la possibilité d’obtenir des signaux plus robustes et de nouvelles fréquences. Les deux satellites ont été développé et construits respectivement par l'espagnol GMV et Thales Alenia Space. La mission de ces deux satellites consiste à commencer à tester une couche complémentaire en orbite terrestre basse pour Galileo. Elle vise à démontrer dans quelle mesure le LEO PNT (« Low Earth Orbit Precise Navigation Timing ») peut renforcer la résilience des services de navigation actuels et futurs en orbite moyenne et optimiser leurs performances de façon exponentielle.
Celeste pourrait renforcer Galileo et Egnos
À terme, les résultats de la mission Celeste permettront de préparer l’industrie européenne et d’étayer la décision de l’Union européenne visant à mettre en place une couche supplémentaire de navigation opérationnelle en orbite basse (LEO), en vue de compléter Galileo et EGNOS, les systèmes européens actuels de positionnement, de navigation et de synchronisation. « Face aux besoins croissants en matière de géolocalisation de précision, les systèmes spatiaux de navigation tels que Galileo nécessitent d’être complétés par des satellites multifréquences en orbite basse », a expliqué le PDG de Thales Alenia Space, Hervé Derrey.
La phase de démonstration en orbite de Celeste a été approuvée lors du Conseil ministériel de l'ESA en 2022. Cette mission contribue également à l’un des trois piliers fondamentaux de la nouvelle initiative de l’ESA « European Resilience from Space » (ERS) approuvée lors du conseil ministériel de 2025 et qui répond aux besoins critiques des États membres en matière de sécurité et de résilience.