La start-up montpelliéraine boucle une levée de 8,5 millions d’euros pour industrialiser sa technologie basse fréquence et porter sa promesse : localiser n'importe quoi, n'importe où, même depuis l'espace.Tracker un objet à travers 50 mètres de béton, même depuis l'espace. C’est le pari de la start-up montpelliéraine Wheere, spécialisée dans la géolocalisation indoor, qui vient de boucler une levée de 8,5 millions d’euros. Le tour de table associe 4,2 millions d’euros en dilutif apportés par ses actionnaires historiques - dont Blast, le club privé d’investissement fondé par Anthony Bourbon, Éric Larchevêque et le fonds Sofilaro - et 4,3 millions d’euros en non-dilutif sous forme de prêts bancaires et de subventions publiques.
Un peu plus d’un an après une précédente levée de 11 millions d’euros, ce bridge a deux objectifs, selon Pierre-Arnaud Coquelin, le Pdg : « Financer la suite de notre programme spatial avec le lancement de notre premier satellite début 2027, et accélérer la commercialisation de notre offre terrestre ».
Spatialisable en orbite basse
La technologie de Wheere, qui utilise les basses fréquences, est capable de tracker des objets ou des personnes munies d’un émetteur, même depuis l’intérieur d’un bâtiment et quelle que soit l’épaisseur des murs. Quatre antennes, installées aux coins d’un site d’un kilomètre carré (km2) suffisent.
Plusieurs industriels, à l’instar de TotalEnergie, EDF ou L’Oréal, la testent actuellement en conditions réelles. L’enjeu désormais est de transformer l’essai en déployant cette technologie à grande échelle, au niveau national et international, à travers des contrats pluriannuels. « L’objectif est de porter le chiffre d’affaires de cette activité à 1 million d’euros d’ici à juin 2027 », indique le Pdg, qui ambitionne les 6 million d’euros en 2028.