La Tribune - Vous venez de visiter les salles blanches de Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space, à Toulouse, qui sont mobilisées pour la fabrication de la future constellation européenne Iris2. Vous souhaitez une accélération de son déploiement. Pour quelle raison ?
Benjamin Haddad – C'est un sujet que j'ai évoqué avec le commissaire européen à la Défense, Andrius Kubilius. C'est un projet de constellation complexe, tant sur le plan industriel que technologique, mais stratégique pour la souveraineté européenne. Nous devons viser des premiers déploiements à horizon 2029, en basse orbite, et compléter ensuite avec les innovations technologiques les plus ambitieuses. Nous sommes face à l'accélération d'acteurs privés comme Starlink et l'émergence d'autres. Cela sera au cœur des négociations du prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de l'Union européenne pour les années 2028 à 2034, pour lequel les discussions ont déjà commencé.